• Stage. Le groupe cycliste au complet
  • Les UVO. Tous les pédalants, petits ou grands
  • Les mêmes plus un «invité»...
  • Serge. Super capitaine de route.
  • Marcel Le Quéré, champion du d'europ 2011 et champion de France 2013 sur piste. Capitaine de route.
  • Gérard, capitaine du groupe 1. Gentleman du vélo
  • Michel. Directeur du stage, par intérim. Sympa
  • Nicole Le Quéré, épouse du champion, aux petits soins pour les stagiaires
  • Et une clavicule, une ! En descente, bien garder les mains en bas du ceintre ! Merci pour les belles photos qu'il a faites...
  • Vu comme ça, on pourrait croire... Mais nan, je crille pas, j'essplique !
  • Je te l'avais pas dit qu'on allait se planter !?
  • Directeur... et pédalant.
  • Marcel...
  • Daniel... dans un «bon» G1 (pléonasme), comme d'hab'
  • Le G1... donc !
  • G1. Gérard inaugure le jumelage France-Quebec du cyclotourisme...
  • G1- Départ au petit matin. En présence de Guillaume Masson, patron des Stages du Soleil
  • Le G2 avec Alain. On redémarre après un «chouette» raidillon et le ravito.
  • G2... Il avait disparu sous radars. On a retrouvé Vincent en «special guest» dans le G2
  • Ahhh... le revoilou... Bah... on s'est fait du souci, on a failli appeler les pompiers-marins !
  • Un mixed G2-G3 devant les caves du Luberon
  • Bon apétit, messieurs.
  • Alain nous la joue décontractée... en attendant le feu plantaire !
  • Le K'ptain fait le job : il éclaire la route !
  • Youcef : tu me réveilles en redescendant, s'teuplaît ? Merci !
  • Nan mais... il est ouf ! ce mec !
  • Dans les vignes du Luberon
  • Ils sont dans les vignes, les cyclos
  • Ils ont mangé les raisins ?
  • et ont «tsoin-tsoin» les raisins ?
  • Le vautour joue les drone. Il surveille les dames...
  • Les épouses en balade...
  • Chantal, Emilia, Claude, Zoé
  • Et au sport !
  • Ça a l'air marrant !
  • Nan ! on ne plaisante pas avec l'entraînement. N'est-ce-pas, Fabienne ?
  • Le verdon au fond de ses gorges... Suffoquant de beauté
  • Auprès de notre arbre...
  • Les lavandes sont en devenir
  • Ouvre ton esprit... c'est l'invitation d'une polyglotte : Emilia
  • Bizarre cette noria... C'est le robinet qui «bosse» ?
  • Louise-Anne et Colette
  • Maryvonne
  • Sans commentaire !
  • Le bout du tunnel... dans lequel le train n'est jamais passé !
  • Halte dans un paysage impressionnant
  • Tout est vertige
  • Superbe
  • On passe à table. Et le K'ptain reste au bureau !
  • Au moins on se la fend !
  • Euh... là, non ! avec les moules c'est du sérieux !
  • Ah bon ? on peut se sucer les doigts ?
  • C'est du sérieux, on vous le dit ! On n'entend plus que les mandibules et les bruits de sucion... <:o)) !
  • Le lac d'Esparron... pas grandiose, mais superbe !
  • Esparron, donc !
  • Un superbe paysage méditerranéen
  • Agnès, dessine nous des moutons !
  • Halte bienvenue au col d'Espinouse
  • Joël : mon k-way, mon cache-nez... Ça va descendre !
  • Visitez les gorges du Verdon à bicyclette !
  • Alain est en pleine bourre... encore une paire de kilos perdus et il est bon pour la polymultipliée !
  • Le K'ptain dans ses œuvres...
  • Sur la route des crêtes... normalement, il faut avoir des molets de coq...
  • Ils ont tous grimpé ce raidillon à 16%... Oh... 2 km, c'est pas grand-chose !
  • Si on pouvait trouver un lit au col... Mééé ! On higole !
  • Gréous' li ban.
  • Vincent et Youcef. Ils pensent au Paris-Brest
  • Vincent et K'ptain
  • Ça y est. Retour du G3 au bercail
  • Et flottent les fanions...
du 4 au 11 avril 2015 — Stages du soleil — Gréoux-les-Bains (Alpes de Haute Provence)
De Basses-Alpes en Vaucluse et de Vaucluse en Gard
Les stages du soleil 2015 :
une semaine de plaisir à Gréoux-les-Bains
 
 
Premier jour

Ne rebrousse
jamais chemin si tu ne connais pas le chemin
proverbe
provençal
Texte en excs

Stage du quoi ? En ce dimanche pascal, toute la France est sous le soleil sauf un petit quart sud-est… pas de bol! La première journée de sélection des groupes s'entame sous un ciel bien menaçant. On fera avec. Il y a une petite trentaine de participants, donc ça fera trois groupes. Ils sont déjà faits dans nos têtes. Daniel sera du G1, Alain du G2, et tous les autres UVO du G3. Choix assumé pour Kap'tain et Vincent, qui ont décidé de faire de ce stage une préparation de PBP et dès lors de rouler cool en compagnie de nos amis Gilles R, Ti Joël et Elie. Youcef et Claudius étaient aussi prévus au programme du G3, mais à leur (bonne?) habitude, ils font bande à part (on bande avec qui on peut, comme disait l'organisateur des amicales). Une fois la première montée de sélection derrière nous, Claudius met la flèche, faisant mine de rentrer au bercail. Comme un seul homme (au propre comme au figuré), Youcef fait lui aussi un U-turn et rejoint son pote du G4. On ne les reverra que très tard dans l'après-midi… car c'était bien un leurre. Au diable l'intention de rebrousser chemin, en fait ils voulaient juste rouler à deux pour éviter au G3 de les attendre. Charitable, mais… dans ce cas faut avoir une vague idée de la géographie locale. Alors que tous les groupes sont de retour vers midi, nous permettant de profiter des fastes gastronomiques de Château-Laval, Fabienne reçoit enfin (…vers 14h) un coup de téléphone de notre duo aventurier lui signalant être à Varages. Soit à quelque 25 km et une bonne côte (pas de bœuf, ni du Rhône) de Gréoux. Comment se fait-ce? Simple: à un croisement, Youcef a reconnu un panneau annonçant la D554, qui était bien au programme…mais dans l'autre sens ! Certes la balade fut-elle belle (Châteauvert est très joli parait-il), mais ils n'arriveront qu'après 15h, l'heure où sonne le gong des cuistots locaux. Pas grave, ils mangeront le soir… Bilan de la journée, 90 km pour les G1 à 3, et 110 km pour notre duo de choc. Si tu rebrousses chemin… (etc).

 
Deuxième jour

Gorges du Verdon :
(la vitesse au compteur y est le plus souvent
à un seul chiffre)
Texte en excs

Grande journée devant nous. Michel, notre nouveau G.O. depuis que Bernard Hourlier a pris sa retraite, a longtemps hésité à maintenir le parcours des Gorges du Verdon car la météo est encore capricieuse ce matin. Le ciel est chargé, le soleil a du mal à percer, et les températures matinales sont tout sauf printanières. Tant pis, on maintient le programme pour des questions d'assurance. Le G3 partira à 8h00, le G2 à 8h30, le G1 à 9h00. Claudius, Youcef et Elie montent en voiture jusque Moustier et entameront leur journée depuis ce superbe petit village accroché à la montagne comme Ti Joël à son quart de rouge. Pour les autres, cela commence dès la sortie de Gréoux par une longue montée vers Moustier (35 km) en pente très douce (1,5-2%). Le G3 monte tranquille, coincé dans la roue du Kap'tain, à 22-25 km/h. Cool. Après la traversée de Moustier, les choses sérieuses commencent: 14 km de montée entrecoupée de quelques faux-plats, voire de micro-descentes. On dépasse Claudius dans la pente, puis on mettra des kilomètres à rattraper Youcef en point-de-mire mobile. Elie est échappé. Un peu plus loin, après La Palud, on opère au regroupement puis on part à l'assaut de la route des crêtes dans un défi que seul un sportif peut relever : monter jusqu'au point de vue pour redescendre par la même route ! Le camion d'assistance nous attend à mi-pente, certains d'entre nous en ont assez ainsi alors que d'autres tentent d'accompagner le Kap'tain dans trois raidards successifs tutoyant les 14%.... le troisième me permettra de reprendre ma technique du zig-zag éprouvée en 2014 pour adoucir les pentes (en jargon UVO, on appelle ça une duvalite aigüe). Après l'arrêt ravito, la re-descente sera vicieuse, vent de face et soleil en RTT. Fait pas chaud dans ce pays. La petite côte pour s'extraire de La Palud s'avale comme une lettre à la poste, puis une longue descente, de 14 km entrecoupée de quelques faux-plats voire de micro-montées (forcément puisqu'on a fait demi-tour) se passe à fond de cadence sur le 50 x 13. Avec prudence néanmoins pour éviter les quelques cailloux ayant élu domicile sur la chaussée. Mais tout cela n'est que broutille avant le gros morceau de la journée qui se profile devant nous: une côte de 2 à 3 km (distance variant selon les moniteurs) entre 10 et 15% (et souvent plus proche de 15 d'ailleurs). L'ascension sera terrible. Derrière Kap'tain, les cyclos peinent. Le sommet est loin, loin, … très loin. Ma duvalite atteindra son paroxysme, la pente aura duré 5 km ! Les bruits ont couru que Daniel – oui, je dis bien notre Daniel - aurait mis pied à terre dans la montée. Des ragots de jaloux sans doute (… mais quelque part ça nous rassure un peu quand même : serait-il devenu normal?). Enfin arrivés en haut, après la photo sous le panneau nous annonçant avoir franchi "16%", on a enfin mérité notre récompense: une bonne trentaine de kilomètres à plat ou en légère descente. Après cette dure journée où j'ai le plus souvent vu mon compteur afficher une vitesse à un seul chiffre, on va enfin pouvoir dérouler, même si Eole tente de nous persuader du contraire (il n'a jamais vu le petit train de l'UVO en marche celui-là). Le retour est mené à la belge, entre 32 et 45 km/h selon le profil : Gilles planqué sous mon cuissard, Elie bien calé derrière, et Kap'tain qui profite de la vie tout en nous rappelant à l'ordre de temps en temps pour tempérer l'allure… un régal. Avec tout ça, nous perdons nos compagnons de route, arrêtés pour s'enquérir de l'état de santé d'un cyclo du G2 ayant chuté (et une clavicule, une). De retour à Château-Laval à 15h04, nous fonçons au resto pour nous sustenter avant même de prendre la douche, histoire de ne pas répéter la mésaventure de la veille de notre duo de choc.
Demain c'est récup' et en plus il parait qu'il va faire beau. Elle est pas belle la vie?

 
Troisième jour

Il ne
savait pas que
c'était impossible,
alors
il l'a fait !
Texte en excs

Ce matin on nous avait annoncé récup' et beau temps. Pour le beau temps rien à redire, pas un mouton dans le ciel bleu à l'heure du départ (8h00). Revers de la médaille, trois petits degrés seulement au thermomètre des Polar (les bien nommés). Sous-gants, manchettes, jambières et autres parures anti-gel sont donc bienvenues. Jour 3, l'occasion du premier gag (… pas belge mais bien imité). Pour sortir de Gréoux, il y a une petite côte de 100m à peine, mais vers les 18% (ah, quand même) ; ça se monte bien, il faut juste avoir pensé avant à changer de braquet car une fois dedans… c'est trop tard. A l'approche du raidard, Ti Joël se prépare donc à l'ascension, mais… - serait-il dyslexique ? - au lieu de mettre tout à gauche, il met… tout à droite… et dès les premiers mètres, arriva ce qui devait arriver : il eut beau se lancer dans un double salto arrière de chaine campa… c'est lui qui campa sur place et boum, par terre (sans gravité, n'est pas trésorier qui veut). "Quel con" me confiera-t-il plus tard…. Merci Joël pour ce moment d'humour (et comme tout le monde le sait, en humour ce qui compte… c'est la chute !).
Bon reprenons l'étape. Vu qu'aujourd'hui c'est récup', Youcef et Claudius ont finalement décidé de partir avec nous. Pendant la première heure, sur un parcours essentiellement plat, on s'efforce de rouler régulier à un rythme de sénateur (27-28 km/h). On arrive donc à la première bosse frais comme des gardons. On l'attaque en groupe, et on avale les lacets les uns après les autres. La pente n'est pas trop raide mais d'une longueur respectable et usante. Sur le coup de 10h, le thermomètre a passé les 10 degrés, on débâche progressivement. Au sommet, la voiture d'assistance nous permet de déposer tout cela pour ne pas s'encombrer, car la journée n'est pas finie. Claudius en reste là (50 km) car une deuxième bosse (Ste Victoire) se profile déjà, au dénivelé plus agressif. Le G3 continue donc son petit bonhomme de chemin avec Youcef toujours bien calé dans les roues. L'attaque du prochain mont nous ralentit d'un seul coup: 10, 11, 13… jusque 17% s'afficheront à l'altimètre du Kap'tain. Duvalite chronique pour ce qui me concerne. Trop d'un coup pour notre ami Elie qui pose pied à terre et monte à son tour dans la voiture ; Claudius est un grégaire, faut pas le laisser tout seul ! Arrivés au sommet, on a à peine le temps de poser pied à terre pour attendre Youcef que le voilà déjà. Une longue descente régulière au revêtement parfait nous attend : on l'a bien méritée celle-là. Même si on est sur le chemin du retour, on n'y est pas encore. Les petits faux-plats et fausses bosses s'enchainent jusqu'à Vinon sur Verdon. Usantes elles aussi. Dans les longues lignes droites, Youcef plie mais ne "rond-point" (hihihi !). Claudius fait stopper la voiture d'assistance à toutes les occasions pour faire aller son clic clac – il ne pourra plus dire qu'il n'a pas de photos pour le site puisque cette fois il les prend lui-même ! De retour à Gréoux vers 13h, nous aurons avalé, en groupe, la centaine de kilomètres et ses 1200m de D+ (vous avez dit récup'?). Et Youcef ne nous aura pas lâchés d'un pneu. Il ne savait pas que c'était impossible, donc il l'a fait !

 
Quatrième jour

Luberon, Cucuron, ça tourne rond
...surtout
en sens
inverse
Texte en excs

Aujourd'hui on va vers le Luberon. C'est "mon" étape de la semaine… car il y a un peu de plat (en tous cas dans mon souvenir). Hier au briefing, Alain a eu une idée lumineuse : faire le parcours en sens inverse de ce qui était prévu (un peu comme le ferait Youcef, sauf que nous ce serait exprès…). On voit que c'est un homme de chiffre notre trésorier, son raisonnement est implacable. Pour faire monter la bête en température, il faut confronter les 3 petits degrés matinaux aux pourcentages des côtes et laisser la jalousie des chiffres faire le reste. Or, dans la sortie telle que prévue, les deux difficultés majeures sont situées en fin de parcours : la longue montée vers Montfuron au km 85, puis, après la descente sur Manosque (non Ti Joël, pas Magnoc, MA-NOS-QUE !), la remontée vers le "mont" de Gréoux au km 110, avant la descente finale. En plus, deux ascensions comme ça après une journée vraiment casse-pattes, c'est un coup à vous mettre son belge au fossé avec des crampes (je vous parle de vécu en 2014). Aussitôt dit, aussitôt fait, on partira dans le sens inverse. Effectivement, la montée pour s'extirper de Gréoux, bien que digérée à une allure paisible, nous réchauffe rapidement (et, bonne nouvelle du jour, Ti Joël a retrouvé la gauche de sa cassette). Au sommet, Elie, Youcef et Claudius, qui ont prévu de couper en cours de route, nous donnent notre bon de sortie. La descente sur Manosque enterra tout remord grégaire. La traversée de la ville à 8h30 se fait dans le trafic, puis, après quelques errements dans les faubourgs verdoyants, nous retrouvons vite l'itinéraire et entamons la montée vers Montfuron. Longue mais régulière, sous un soleil encore timide mais dont on sent déjà les bonnes intentions... on ne se rendra compte que le soir, au retour des dames, qu'on a tous oublié la crème solaire (quand il fait 3°C au départ, forcément, t'y penses pas). Le Kap'tain, bien en jambes, ne force pas trop l'allure afin rester à mes côtés (sympa !). Je prends presque plaisir à monter (si si…). Le sommet arrive plus tôt que prévu, preuve que l'idée était bonne de commencer par la grosse difficulté ! Les 40 km suivants ne seront qu'un chapelet de descentes succédant aux coups-de-cul (et inversement), à vous scier les jarrets (et à en perdre notre Joël national si l'on n'y avait pris garde). La voiture d'assistance nous double sur la route entre Cucuron et Lourmarin, où nous faisons demi-tour direction Ansouis (comme répondait Ti Joël quand on lui demandait si ça allait derrière). On prend le casse-croute dans ce beau petit village typique, devant...une coopérative de vins du Lubéron (km 80). Le G2 nous y rejoint rapidement. On décide de repartir ensemble, histoire de ne pas louper la bifurcation nous emmenant vers la petite route champêtre au milieu des vignes et des champs de lavandes. Le vent est toujours capricieux, jamais vraiment méchant mais jamais favorable non plus. Kap'tain et moi essayons d'accrocher le G2 dans la dernière grande côte de la journée, un peu inattendue tant le souvenir était celui d'une journée roulante. Mais comme nous le rappelle notre trésorier, qui avala cela comme si c'était le "côte" de Garancières, c'était bien la journée des chiffres : le G2, c'est pas le G3 !! On les laisse filer… Gilles, Ti Joël et Michel (notre G.O.) arrivent rapidement et on reforme le groupe, direction Mirabeau. Au pont éponyme, le vent nous fouette violemment, mais heureusement, nous faisons un angle droit une fois passés la Durance. Il nous sera favorable quasi jusque Gréoux. Vers Cadarache, nous retrouvons Elie, Youcef et Claudius eux-aussi sur le retour (je parle de l'itinéraire). Le G1 nous passe à bonne allure, Daniel en tête. Kap'tain et moi ne résistons pas à la tentation. Une belle partie de manivelle s'engage. Nous suivons les roues, voire prenons les relais ; il faut dire que s'ils ont roulé comme ça toute la journée, ils doivent être un peu émoussés les G1-istes. On enfile les faux-plats à 35 - 40, puis la ligne droite vers Vinon nous permet de tutoyer le 50 (merci Eole)… ça fait du bien de délier les gambettes ! Nous arrivons au Château-Laval à une heure tellement décente que l'on pourra, pour une fois, se permettre la douche et le double apéro avant le repas, prévu à 15h00 comme de coutume les jours de grande sortie (120 km, 1450 m D+).

 
Cinquième jour


Aujourd'hui
c'est récup'

Vous avez dit
récup ?
Texte en excs

Ce matin, Daniel et Chantal s'éclipsent de bonne heure pour raisons familiales, retour impromptu vers la Vendée. Le G1 est orphelin, quant à nous, nos pensées les accompagneront tout au long de cette belle journée provençale.
Pour la seconde fois de la semaine, le G3 est au complet. Enfin presque, car au petit dej', c'est un Elie Grincheux que l'on retrouve... Ne se sentant pas de monter les cols si élevés que l'on risquerait d'y trouver de la blanche neige, il décide donc sagement de renoncer, afin de profiter d'une journée de repos en prévision de la dernière, et longue, étape de demain. Bonne option, au retour il avait le sourire Joyeux. A ouitte heures, la température affichée au thermomètre de la voiture d'assistance est négative. C'est bon signe, le ciel va rester dégagé (et j'ai mis ma crème solaire !). Nous entamons la journée par la côte qui nous amène à Esparron de Verdon, pas rond peut-être mais carrément tout joli petit village perché au bord d'un lac artificiel. Les arrêts photo sont fréquents – eh, c'est journée de récup', merde… et puis quand Claudius est là, il faut faire des photos sinon on se fait engueuler… Youcef prend le temps de chauffer (généralement il lui faut 3 bonnes heures) et Claudius monte à sa main. "Scrtcchhhttsftrrr" – c'est bon, la chaîne de Ti Joël nous informe que le mec qui la fait craquer suit toujours (en grande forme Ti Joël sur cette étape). Notre G.O. profite des petits arrêts pour nous raconter un peu l'histoire du pays. Après avoir escaladé tous les petits monts, re-monts et sur-monts qui nous mènent à Quinson (haut 'querché' comme l'oiseau du même nom), le G2, lui aussi en récup', nous double sagement un peu avant Artignosc (non Ti Joël, pas Armagnoc, AR-TI-GNOSC). Je prends les roues du G2 pendant quelques hectomètres puis, à la faveur d'un petit faux-plat descendant, je ne résiste pas à l'appel du bra(i?)quet. Alain pédale toujours comme dans un fauteuil, mais certain(e)s de ses petits compagnons de route ont les traits tirés et le mollet usé. J'essaye bien de leur redonner un peu la frite, mais la mayonnaise ne prend pas ! Pendant ce temps, malgré les messages et textos échangés sur nos portables respectifs, mes petits camarades du G3 s'inquiètent de ne plus me voir. Nous nous retrouverons finalement au lac de Sainte-Croix, paysage sublime par ce temps magnifique. L'occasion d'envoyer quelques photos pour narguer les copains restés bosser à Paris (chacun son tour!). Nous avons fait une cinquantaine de km à peine, mais l'altimètre affiche déjà près de 1000 m – vous avez dit récup' ? Le petit col au-dessus du lac nous offre une autre vue magique, à vous donner envie de laisser tomber le vélo pour un pic-nic au bord de l'eau. Mais il reste 35 bornes à parcourir pour gagner notre déjeuner à Château-laval. Gilles, Kap'tain et Vincent se relayent pour emmener le groupe, face au vent. Youcef aussi prend les relais – normal, il est midi, il est chaud ! – et Ti Joël s'assure que la route est bien praticable sur toute sa largeur. Dans le long faux-plat descendant vers Allemagne-en-Provence, nous déboulons à 34-35, Claudius bien accroché dans les roues. Tellement bien protégé du vent qu'il s'offre même des plages de non pédalage : c'est super, c'était fait pour ! Dans mon rétro, je le localise à ses chaussettes vertes pour gérer l'allure… il suit, en remet une couche quand il faut, se déhanche pour ne pas lâcher dans les petits coups-de-cul… waoowww, giclant le Claudius… ça fait des lustres qu'on ne l'avait vu avec une telle pêche … Colette, ce soir si tu mets ta petite nuisette, tu sais celle avec les dentelles….. 13h00 pétantes, nous voilà de retour à Gréoux. Certes avec seulement 84 km au compteur, mais près de 1200m de D+. Euh… récup' ? La plupart d'entre nous finirons qui au massage, qui au hammam, qui au sauna, qui à la piscine (chauffée ou non). Que du bonheur. Enfin…il faudrait juste que Vacances-bleues rompe son contrat avec les brasseurs de tapette (Amstel et Pelforth) pour enfin offrir à ses clients une bière digne de ce nom… Leffe ou Val Dieu par exemple ??? Merci quand même Ti Joël pour l'apéro, c'est pas de ta faute… Allez, demain c'est le dernier jour. Les muscles sont un peu fatigués, mais le moral au beau-fixe et la météo radieuse. On ne va pas se laisser abattre par les quelques côtes finales…

 
Dernier jour

«Dans les côtes je descends moins bien…» Anonyme,
10 avril 2015,
12h07
Texte en excs

Un degré au départ. On dirait de l'Amstel… Les muscles sont fatigués, les jambes raides, mais on a payé pour ça, donc on en veut jusqu'à la dernière goutte. Gilles n'est pas au petit dej'… on s'inquiète. Après une nuit à cracher ses poumons, il renonce à cette dernière sortie alpestre. Youcef et Claudius prendront le départ en voiture d'assistance et mettront les cales à mi-parcours. Le Groupetto se compose donc de six rescapés, Kap'tain, Ti Joël, Elie, Vincent et Denis (non UVO), plus bien sur Michel, notre G.O. Pour Elie, cette étape est le grand défi de la semaine. Il est prêt dans sa tête, les jambes n'ont qu'à suivre. Hier au briefing, on a entendu parler d'un raccourci qui nous faisait passer par une côte de 3 km à 15%... euh, on a déjà donné, on va plutôt prendre le "circuit qui passe par le Castellet" (normal). Ô raison avons-nous eu à l'écoute des récits de fin de journée de nos copains des G1 et G2 quant à ce petit "crochet". A la sortie de Valensole, Ti Joël nous la joue "Vlan au sol". Même chute que mardi, mais le scenario est nouveau. Sur un ralentisseur, son bidon saute de son pose (je n'ai pas dit porte)-bidon, et vient se coincer entre le cadre et le pédalier. Du jamais vu, a priori impossible… mais lui il y arrive ! Bloqué net le Joël. Et boum. Bon, le ralentisseur n'a rien, Joël non plus, donc on repart. A Oraison (comme je vous le disais plus haut), on bifurque à droite pour entamer une longue montée dont le pourcentage ne cessera de s'accroitre jusqu'au sommet de Puimichel. Puis Michel nous dit là que c'est le plus bel endroit du monde. Peut-être, mais ils auraient pu le mettre moins haut, ça nous aurait pas gêné ! S'ansouis (y'en a au moins un qui suit…) une longue descente pleine de gravillons, d'emplâtres goudronnées, de tournants, de précipices sans parapets… bref, une descente sans autre intérêt que de vous ramener en bas. Forcément, pour remonter plus loin faut bien redescendre (une fois). Après 5-6 km de plat bosselé, on entame la montée d'Espinousse. Le nom est sympa, la montée moins. 8 km d'ascension jusqu'au col, avec des passages à près de 10%. Kap'tain file en tête, comme depuis lundi. Je suis à bonne distance, puis suivent Ti Joël, Denis, Michel et Elie. Dur de faire monter la bête. Mais c'est dans la tête, alors ça passe. Alors que Youcef et Claudius sont héliportés au sommet, on félicite Elie, porté aux nues d'avoir vaincu ce col. Bravo l'ami. Surtout qu'il croyait que c'était le dernier… Claudius et Youcef prennent les devants, histoire de s'échauffer. Après le ravito bien mérité, nous reprenons à notre tour la descente, sagement, car les consignes de prudence ont été données. "Moi dans les côtes je descends moins bien…" résonne sur le plateau d'Espinousse. Euh… moins bien que quoi ? Qu'en montée ? La citation restera dans les annales de l'UVO. Il nous reste un dernier col à franchir, celui de La Bégude. "Charlie begude, begude". Purée, pas facile d'être gude dans une enième longue montée avec des passages à 10% … interminable. L'ordre de passage au sommet ne varie plus, Kap'tain vole. Il nous reste 30 bornes à mener sur un plateau de Valensole puis en faux-plat descendant. On n'a pas eu nos petits cadeaux habituels des organisateurs des stages du soleil, mais là c'est "mistral gagnant" pour tout le monde. Pour le final, on va être servis. Elie a beaucoup donné, Denis aussi, Ti Joël faut faire attention qu'il ne s'envole pas, alors Kap'tain et moi menons le groupe vent de ¾ face ou pleine face au gré des circonvolutions du bitume. On n'a pas le choix, il faut rentrer, de Gréoux de force. Ce sera de force : 15 km à menés sur le 50 x 15, à du 32-33 km/h, vent dans la gueule... après 6 jours de vélo et quelques milliers de mètres de dénivelé, "ça termine bien un repas" comme disait l'autre. Elie se bloque tantôt dans ma roue, tantôt à hauteur de selle (solidarité quintalienne). La route finale vers Château-Laval sera menée tambour-battant, entre 40 et 45 km/h. Le petit train de l'UVO est reformé, tout le monde suit. J'ai même vu Claudius prendre un relais, si si… je vous promets. Et après 15 km bloqué dans les roues, Ti Joël nous fera la pancarte. Jusqu'à la lie… mais bravo Elie ! Le stage se termine, 639 km et 8.365 m D+ pour le G3. Un peu moins pour Elie, Claudius, Youcef, Gilles et Daniel, un peu plus pour Alain et Ti Joël (mais pas pour les mêmes raisons !). Après le traditionnel vin de rhubarbe "maison" (fait par Elie), un petit Armagnac (non Ti Joël, pas Artignosc, AR-MA-GNAC), il est l'heure de se coucher, demain on a de la route… en voiture !! Ah oui, une dernière chose. Ce stage fut une telle réussite que Youcef, Ti Joël, Gilles et Alain ont lancé le projet d'un stage commun en Corse, en septembre 2016. Les places sont comptées, il va falloir vite réserver!

Textes écrits au jour le jour, sur place, par
Vincent

 
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