• La " Vincent Team " est prête : on y croit, ça va le faire !
  • 600 m parcourus, première crevaison. Ça part fort…
  • 1 km plus loin… deuxième crevaison. La poisse continue… à ce rythme, on arrive à Honfleur la semaine prochaine…
  • Premier arrêt… technique : comme de vrais cyclos !
  • Troisième et dernière crevaison : demain, il fait beau !
  • Le parcours (noir) et l'autoroute (bleu) nous jouent le grand 8 !
  • Je vous le disais : pour l'étape 2, on aura le soleil…
  • La preuve !
  • Bruno a le sourire…
  • … Eric prend la pose…
  • Yves : … " C'est encore loin Honfleur ? "
  • Les superbes maisons normandes du Bec Hellouin.
  • Bonne humeur au bistrot de Pont-Audemer.
  • C'est reparti, dernière demi-journée dans le sillage du coach…
  • Bien en ligne, et à droite. Cyclos de l'UVO, prenez de la graine !
  • Petit détour par le Marais Vernier. Superbe… mais vallonné !
  • Maisons typiques avec leurs toits de chaume si caractéristiques
  • Le Marais derrière, Tancarville à droite… Honfleur : tout droit !
  • Et pendant ce temps, les accompagnatrices nous préparaient une grande banderole à la gloire de la Vincent Team ("20 Cts" - bien trouvé les filles !)
  • Arrivée sur le port de Honfleur. Regardez-les, souriants, heureux et fiers de l'exploit accompli.
  • Bravo les cyclos !
  • Eh, plus de 200 bornes en deux jours quand même !
  • Euh… hic… la bière est vachement bonne par ici…
  • Tu t'es regardé quand t'as roulé ?
  • Les cyclos avec Bernard, assistance personnalisée. Et le T-shirt dédié bien sûr.
  • La photo symbole qui immortalise l'exploit à jamais.
  • Après la douche, un petit verre au bar des cyclos… ça ne s'invente pas !
  • Le Coach vous félicite, vous avez relevé le défi, vous êtes maintenant dignes d'intégrer l'UVO !
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Aller à Honfleur en deux jours — 24 et 25 mai 3013
They made it !

« Le challenge, c'est maintenant»: rejoindre Honfleur en vélo, en deux étapes. La météo avait été claire (enfin, façon de parler) : vendredi sera la pire journée de la semaine. Manque de bol, cela fait des mois que l'on a réservé les hôtels, donc plus moyen de reculer. L'épopée n'en sera que plus inoubliable si elle est dantesque (dit le Coach, ancienne victime du PBP 2007…) La tension est montée pendant la semaine au fur et à mesure des connexions sur Météociel. Mes p'tits gars s'en sont allés faire des emplettes de dernière minute : garde-boue, sur-chaussures, gants de rechange, cuissard de réserve, chambres à air en surnombre, et j'en passe. Un stock d'adrénaline aussi. Pas en tube, en bouteille – on va boire un coup tout de suite pour être sûr d'oublier ce qui nous attend... aussitôt dit, aussitôt organisé par Chantal, qui nous propose une Pasta Party la veille du départ. Dernières mises au point, derniers conseils du Coach, le rosé Montrose nous donne le moral. On va y arriver – de toute façon, l'échec n'est pas au programme.
Vendredi, 7h00, rendez-vous sur la place des Halles. Plus tôt que prévu, afin autant que possible d'éviter la pluie annoncée à la mi-journée. Trois degrés, route humide, ciel bleu. Le départ est déjà mémorable. Anne nous immortalise en tenue cyclo devant la Mairie. Arnaud vient aussi encourager son Papa, qu'il n'aurait jamais imaginé capable d'un tel périple. Bernard nous soutient, lui qui fera l'assistance motorisée aux étapes... enfin c'est ce qui était prévu (je me marre). Après les encouragements d'usage, Bernard reprend le chemin de la Poussinière pour, espère-t-il, aller siroter un petit café. Nous, on part doucement ; qui veut aller loin ménage sa monture. Enfin, il y a des limites. A peine passé la place de la liberté, voilà Eric qui hèle dans la brume matinale : "crevaison". On a fait 600 mètres, j'y crois pas. On avait pourtant vérifié les pneus. Le Coach s'affaire au changement de chambre pendant que Bruno rappelle Bernard afin de profiter de la pompe à pied : le café attendra. Sept kilos de pression (sans faux col), et on est reparti. Au km 1,5, une explosion brutale vient troubler la froide quiétude matinale. Le Coach s'est fait avoir comme un bleu, il a pincé la chambre au remontage – pas bien réveillé sans doute. Bruno rappelle à nouveau Bernard, qui n'avait pourtant jamais été aussi près de son petit café. On met un pneu neuf par sécurité, on fait gaffe cette fois à ne pas pincer la chambre, et on repart.
La tension est palpable, une
 
telle entrée en matière n'était pas prévue. En 40 minutes, on a fait moins de 2 km… et Bernard a enfin pu prendre son café ! Les premiers kilomètres sont connus grâce aux sorties d'entrainement, c'est bon pour le moral des troupes. En une heure (… de roulage), on est à Ivry la bataille. Première difficulté de la journée, la montée vers la Couture Boussey. Bruno part en éclaireur, Eric, Yves et le Coach montent tranquille. Un peu avant St André, première pause, première barre énergétique. Premières gouttes aussi. On bâche. Cela ne durera pas longtemps, juste assez pour nous donner un avant-goût de ce que sera la suite. La route est tracée, on a réservé un resto au Neubourg (km 82), on n'a déjà plus que ça en tête. Le ciel joue au ping-pong entre éclaircies et nuages menaçants. Après St André, deuxième averse, plus soutenue cette fois. On est déjà bien humide, mais les vêtements tiennent le coup. On prend quelques photos, on admire les églises des villages bien calmes que l'on traverse ; tout se passe bien, la bonne humeur est au rendez-vous. A partir du km 60, la pluie revient et ne nous quittera plus. Les 15 derniers km avant la pause sont difficiles : pluies soutenues, vent de face, routes sans âmes, estomac impatient. On avait dit à Bernard que l'on serait au Neubourg à 11h45 : à 11h43, on se retrouve au rond-point à l'entrée de la ville. Une pizzeria bien sympa («Au plaisir de… ») nous attend les bras ouverts. On prend possession du grand radiateur (allumé à fond en ce 24 Mai) pour sécher tout ce qui peut l'être tout en restant décemment vêtus. On souffle un peu, puis on s'offre une bonne bière avant d'avaler une pizza rarement autant désirée ! Avec un petit rosé, bien sûr. Dessert, café, et nous voilà repartis. Sous le déluge, bien sûr aussi. Ça fera des souvenirs ! Il nous reste 22 km pour rejoindre l'hôtel de Bourgtheroulde (prononcez Bout'rout' … mieux vaut le savoir pour demander son chemin sinon l'autochtone se prend d'un petit sourire moqueur). Bernard file à la Corne d'abondance pour y déposer nos affaires et nous accueillir avant de faire un aller/retour éclair en Mairie d'Orgerus. Nous arrivons à l'hôtel peu après 15 heures, fatigués et transpercés. Une bonne douche, une petite sieste, le temps d'aller déguster entre cyclos une petite bière de Bout'rout', et voilà déjà les épouses qui arrivent à leur tour… en voiture. Le deuxième volet du périple peut commencer : soirée entre amis, autour d'une bonne table. Vous avez dit cyclo-tourisme?
Ça discute bon train : l'exploit du jour, les conditions difficiles, le départ impensable… récits d'une
 
tranche de vie. Sur le lendemain aussi : à quelle heure le petit dej'? Et le départ ? Sur le Coach enfin : en mettant les vélos à l'abri, il remarque qu'il est crevé à l'arrière. "Crevaison lente" dit-il fort de son expérience. Les cyclos ont appris un nouveau mot, dont ils useront et abuseront par la suite….
Samedi 8h30 : la route est très humide, les gouttes perlent sur les fenêtres, mais le ciel est bleu et les nuages anecdotiques. Il n'y a pas longtemps que ça a fini de tomber ! La deuxième journée s'annonce plus agréable. L'hôtelière nous recommande les charmes de l'Abbaye du Bec-Hellouin. Malgré son nom, ce n'est pas très loin donc on ne résiste pas à modifier quelque peu l'itinéraire prévu. Bien inspirés! Vent dans le dos, on frôle les 40 kmh/h sur le premier tronçon, bénéficiant certes du vent favorable. Au abord de l'Abbaye, un chevreuil fait mine de nous attendre au milieu de la route avant de s'en retourner doucement vers les forêts environnantes. Le soleil luit. La route est plate. La vie est belle. On fait le tour de l'Abbaye, puis on continue notre périple par la vallée de la Risle, souvenir d'un BRM de préparation à PBP. Toute la troupe s'est donné rendez-vous à Pont-Audemer. Nous y arrivons avant nos accompagnatrices, retardées parait-il par un petit dej' récalcitrant. Ça nous laisse la possibilité de goûter à la bière locale. En terrasse… on n'y croit pas. Vers midi, un gros nuage s'abat sur Pont-Audemer, tout le monde rentre en catastrophe dans le Bistrot du Havre où, de l'avis unanime, nous prendrons notre collation de mi-journée. Déluge dehors, délice dedans. Salades gargantuesques, frites maison, tartes épaisses, gaufre chocolat ou caramel salé, Côte du Rhone du patron, café, tout cela pour un tarif dérisoire. Cerise sur le gâteau, le temps qu'on mange laisse le temps au ciel de redevenir accueillant. Les gars ont la forme, on décide de faire un deuxième détour pour aller voir le Marais Vernier et sa route des Chaumières si typique parait-il. Glups, la sortie de Pont-Audemer nous impose une côte de plus de 2 km pour atteindre la crête, que l'on redescendra presque aussi vite de l'autre côté. Ça jase dans le peloton. Les jambes commencent à se faire sentir. Mais la récompense sera au rendez-vous : les chaumières sont magnifiques et nous rappellent qu'on est un peu loin de chez nous… Au bout de la route, il faut sortir de la cuvette, forcément. Rebelote, les mollets vont encore devoir tricoter un petit peu pour remonter sur le plateau. Là, on commence vraiment à sentir le poids de deux jours de route. Yves cherche son second souffle,
et les panneaux Honfleur
 

aussi, qui heureusement sont au rendez-vous. La fin est vallonnée, privilège de la région. Encore 15 km. Puis 12. Puis à Conteville, en haut de la butte, le coup de pouce inattendu: nos accompagnatrices nous attendent pour nous encourager, alors que les badauds s'en donnent à cœur joie pour faire monter les décibels. On arrive sur Honfleur par Berville-sur-mer, en bordure de l'estuaire. Au bout des interminables lignes droites qui mènent au centre-ville, se profile le panneau Honfleur, qui matérialise enfin le fantasme du défi réussi ! Et on n'est pas au bout de nos surprises, puisque qu'à l'arrivée sur le port, à côté du manège, les accompagnatrices nous improvisent une fois encore un comité d'accueil chaleureux avec banderole et frou-frou ! Même un groupe de musicos à quelques mètres de là se met à jouer à notre arrivée, comme si eux aussi avaient décidé de nous féliciter. Le défi est réussi. Ça s'arrose (on ne se refait pas) ! Après des mois de frustration pluvieuse, le port est bondé en cette journée ensoleillée. On se pose à la première terrasse capable d'accueillir 13 personnes. La pression retombe… on a réussi ! Coach, tu te rends compte, on a réussi ?! L'échec n'était pas au programme, personne n'y a jamais pensé d'ailleurs. Mentalement, ils étaient prêts aussi les p'tits gars. Bravo, vraiment bravo !
Mais on n'a pas tout à fait fini… car l'hôtel est à Beuzeville. Il faut se rendre à l'évidence, il reste encore 12 ou 13 km pour pouvoir enfin ranger le vélo. Sur la carte, c'est tout plat. Mais sur le terrain, c'est autre chose : il reste 150 m de dénivelée, ce que tout le monde ignore encore. Ce sera peut-être le moment le plus difficile de ces deux jours, car l'adrénaline est restée sur le port de Honfleur. Mais l'esprit d'équipe nous permettra d'y arriver, tous ensemble. Le Petit Castel nous accueille dans une atmosphère douillette, propice aux siestes et autres massages, histoire de requinquer les troupes. Le diner au Cochon d'Or sera sublime. Et bien arrosé… bien sûr ! Le Coach, fier de ses troupes, remet à chacun le Diplôme du meilleur cyclo, mille fois mérité.
Dimanche, 9 heures, petit déjeuner. La nuit fut réparatrice. Je leur avais annoncé 102 km et 70 km pour les deux étapes. Mais c'était sans la TVA (j'ai été formé à la Daniel). Les approximations d'OpenRunner, une petite erreur d'aiguillage et les petites boucles improvisées, le tout finira par une addition plus salée : 108 km et 98 km, pour quelque 1200m de dénivelée. Et dire qu'ils n'avaient jamais dépassé 75 km… les voilà devenus de vrais randonneurs. Ça s'arrose ! Après un petit détour par le Vieux-Port, on finira ce périple par un plateau de fruits de mer au Bistrot du Port à Honfleur. Avec un bon Sancerre, évidemment !
Dimanche, 17 heures… c'est l'heure des "au revoir". Les jambes flagellent un peu, mais les yeux pétillent. Quel WE ! Tout le monde y a pris du plaisir. Finalement, on a sans doute passé plus de temps à table que sur le vélo. Mais c'est cela aussi le cyclo-tourisme !
Bravo à Yves, Bruno, Eric, les trois cyclos, et merci encore à Bernard pour sa disponibilité sans faille.
Le Coach (Vincent)