• A taaaable ! (Louviers) Photo de Luc
  • Patrick, Jean-Louis, Serge, Éric, Guillaume et Vincent + Luc (Briis-sous-Forges), à table à Louviers
  • Sur les routes du BRM, le G1 (Olivier, Daniel, ersest, Stéphane, Alain, Alexandre) au pied des Andelys. Ils ont mangé du vent et avalé 186 km...
  • Les BRMistes à l'arrivée. Même pas fatigués ! Pfff ! Pôs nôrmôl !
BRM 200 + Rando sur la route du 200 • Dimanche 22 mars 2015

Patrick, Éole et les autres...
 
  Après l’humiliante défaite de la veille face à l’équipe de la rose – je parle de rugby, pas de politique. D’ailleurs à en croire les sondages l’équipe à la rose risque de ne pas sortir vainqueur ce soir ! – on aurait dit que nos amis anglais voulaient enfoncer le clou de leur domination en nous envoyant un de ces petits vents typiquement anglais, froid et sec. L’ennemi du jour était nommé : Éole !
Départ de Flins à 7h45 sous un petit 5-6 degrés : pas mal pour un mois de janvier... Ah mince, on est au printemps, c’est vrai j’avais oublié ! Patrick, Jean-Louis, Serge, Éric, Guillaume et Vincent sont au rendez-vous, sans oublier Claudius et Youcef qui sont partis aux aurores pour faire ce BRM à leur rythme. Voilà donc l’équipe PBP constituée (non non Claudius, je ne « higole » pas, tu fais partie intégrante de l’équipe... dans le camping-car... moi aussi jusqu’ici... hihihi).
Les 54 premiers kilomètres vers Cherisy sont avalés comme une gouleyante côte de bœuf saignante poivre vert, poussés que nous sommes par ce petit vent venu du N/N-E. Dès la côte de Maule, nous voilà rejoints par un cyclo tout de noir vêtu, qui se présente lors du premier arrêt technique : Luc de
  Briis - rien à voir avec Brice de Nice, non, notre nouvel ami n’est pas un rigolo. C’est son premier BRM 200, donc il cherche un peu de compagnie, si possible expérimentée, pour le ramener à Flins. Il ne pouvait pas mieux tomber en croisant notre route. Après le petit café qui s’impose, à Cherisy, pour le premier tamponnage du carton de route, on repart vers Anet, Ezy et Pacy, direction Louviers. Ah oui, petit détail, à Cherisy on a fait ce que les anglo-saxons appellent un u-turn (ou presque), qui du même coup nous met le vent... pas tout à fait dans la tronche, mais un bon trois-quarts face quand même. A plusieurs reprises, je tempère les ardeurs de mes compagnons de route. C’est que je connais la bête : si je force trop le matin, cela se paye cash l’après-midi par des crampes et un genou capricieux. Après 120 km, petite pose à Louviers, pour le casse-croute, et le second tamponnage. Puis reprise des hostilités qui commencent par la belle petite côte pour s’extraire de la cuvette. Avec toujours le vent de trois-quarts face (... mais l’autre face). Quand je pense qu’il est déconseillé de faire de l’exercice après avoir mangé... Petit stop aux Andelys, pour le troisième
  tamponnage. Et on repart pour la soixantaine de km finale. Cette semaine, c’était la Saint Patrick... Eh bien, aujourd’hui, c’était un peu la nôtre ! Patrick s’est mis devant pour enrouler et tirer le petit train d’Orgerus, au sein duquel notre nouvel ami, Luc, s’est parfaitement intégré. Patrick, il fait des efforts : il ne roule que sur le petit plateau, comme ça, il ne dépasse pas le 38 km/h... quand il a le vent de face. Le problème, c’est qu’il est épais comme une allumette (usagée), donc quand je suis dans sa roue, au mieux, il me protège les mollets, voire le genou. Tiens-toi droit bon sang, Président ! Vernon, La Roche Guyon, Vétheuil, Limay, Porcheville... Les villes s’enroulent dans la roue de notre Saint Patrick. Parfois, je lâche quelques mètres, mais les copains m’attendent. Pendant la journée, l’idée m’a traversé l’esprit que si je n’étais pas trop naze en arrivant à Flins, je pourrais envisager de rentrer sur Orgerus à vélo, histoire d’allonger la distance. La dernière ligne droite interminable entre Epône et Flins, avec un zef à vous remplir les poumons pour 24 heures d’autonomie respiratoire, aura vite fait de m’en dissuader. Au final, 208 km, à du (presque) 27 de moyenne, avec un groupe   finalement assez homogène (même si certains sont clairement plus faciles que d’autres). Bon, on n’est pas encore dans les moyennes du Paris-Brest, mais on s’en approche tout doucement : encore 10 BRM, on y sera !
Luc de Briis

Bravo à notre Luc, de Briis (sous-Forges), qui n’avait jamais dépassé les 130 km, et a magistralement dominé ce BRM200, même si les jambes tiraient un peu sur la fin.
Nos rugbymen ont été balayés par la fougue anglaise, mais nous, nous aurons dominé leur saloperie d’Eole. L’honneur est sauf ! Rendez-vous d’ici quelques semaines pour le BRM300.
Vincent
 

Trop peu rouler… « nuit ! »
  « Concernant ce BRM de Flins, le fais-tu ? Ça m'aiderait. » Bin voilà, le coup est parti. «Evidemment!»: demandé comme ça, on ne peut pas refuser. On n’a pas « trop » roulé, ni Youcef ni moi, mais on ne va pas se dégonfler… D’ailleurs, aussitôt nous nous sommes inscrits sur le 100 Audax de Maurepas, où nous avons « crevé » (enfin, n’exagérons rien, mais quand même) le plafond des 22,5 avec un certain soulagement : c’était un chouette augure.
« Pour les cuisses, tu verras : au début t’as mal mais t’avances ; à la fin t’as toujours mal mais t’avances toujours, je te connais… Je higole : je sais qu’on va en chier.» C’est ce que je lui ai répondu. C’est pas poli, mais c’est tellement vrai.
Passons sur les détails comiques qui nous ont privés du départ ultra matinal que nous nous étions promis. Nous voilà partis, vers 7h30, et tout de suite on a eu la confirmation que c’était la grande forme. Sans forcer nous sommes arrivés à Cherisy à du 24 de moyenne. Le vent ? Oui, bien sûr, mais quand on l’a dans le dos, on fait semblant de ne pas le reconnaître… Pas vous ? Ah bon !
Parenthèse à propos de juments: il fait froid et c’est particulièrement «pro-pisse». J’ai dû uriner dix fois au moins entre Flins et Louviers… lâchant le vélo à la hâte… mais prenant soin de ne pas déballer la durite devant les parcs à chevaux : «il paraît que ça fait rire
  les juments». Ha-ha-ha, Hi-hi-hi ! (hennissement moqueur)*. A Cherisy, pendant que Youcef fait pointer les cartons, je lâche le vélo en trépignant et je fonce vers un mur, un arbre, une église, où, depuis Clochemerle, on espère l’accueil d’une vespasienne !
Tout ça pour ça !

Que nenni : le droit d’uriner n’est plus inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme… A Garennes-sur-Eure (je crois), rebelote (si je puis dire) une haie superbement taillée au carré forme contre allée et protège les passants du spectacle affligeant (c’était la foire arboricole).
Revenons à ce brevet. A partir de Cherisy. P’tain, le vent ! J’observe le compteur. La moyenne tombe sensiblement. C’est terrible comme certitude : on n’avance plus. Et pourtant on force. Youcef n’est pas ému : «c’est pas grave, j’ai tablé sur du 21,5»… Ouais : mais dans le fort vent, à deux, c’est pas gagné. Bon, dis-je, on va descendre sur Saussay, puis Anet. On aura moins de zeph. C’eût été bien joué si je ne m’étais pas gouré : dès que tu quittes les
  axes, les indications de direction disparaissent. Bilan : 10 km de TVA. Puis on a merdouillé sur les pistes cyclables : qui nous arrêtent tous les 300 mètres… La moyenne baisse… baisse !
Mais on ne se bile pas : quand on est en forme, 10 km de plus ou de moins… Ce qui est sympa avec Youcef, c’est qu’il est toujours optimiste. En plus, il connaît toutes les bonnes adresses de la région. Sur les hauts de Houdan : «là, tu vois… c’est une ferme, boucherie-charcuterie-traiteur et c’est super bon»… à Breuil-Pont «Après la place, je connais un super charcutier… et en plus il fait dépôt de pain.» Bon je m’y fait faire, sur mesure, un sandouiche jambon à la Béru. Extra !
La moyenne continue à baisser. Le paysage est super : Pacy, Fontaine-Heudebourg… Louviers : on trouve un «chinois» ouvert dirigé par une Chinoise sympa qui nous tamponne : Dragon-Sushi… Merci madame.
Et là on entre dans le dur. Le vent a tourné. Jusqu'à Louviers on l’avait dans la gueule. Maintenant on l’a en pleine tronche, et une très belle bosse se dresse à la sortie du Dragon-Sushi. Une fringale ? J’en sais rien. Je ne comprends pas. Je me suis vidé en une seule grimpette. Arrivé en haut, je ne suis plus qu’un sac de son. La moyenne… p’tain… On redescend vers les Andelys.
Je prends Youcef : «Tu m’as demandé un coup de main, mais je vais te faire louper ton brevet»
  regarde la moyenne… Tu serais mieux sans moi… Mais Youcef est breton dans la moelle : et il argumente… seul, je vais me paumer dans la banlieue…
Je bouffe tout mon quatre heure et on repart : une sorte de contre la montre… au moins défendre cette petite moyenne qui nous fera rentrer dans les délais… On se bat, avec nos forces. Et ce putain de chrono qui défile… et cette interminable banlieue polluée, cette vacherie de circulation d’un retour de week-end, et ces indications routières tordues… Et la nuit qui tombe… je sens que Youcef perd un peu le moral (je lui ai déjà fait payer la TVA à Saussay, normal qu’il s’inquiète)... Il n’a pas d’éclairage devant et se met dans ma roue, j’accélère, je fonce, je force… j’essaye de le rassurer. On y est je te dis… I’m’croit pas !
On y est, oui ! « Mais le contrôle est fermé ? Alors, c’est cuit ?». Mais non, ils nous attendent, dans leur local : on a jusqu’à 20h30 et il «n’est que» 19h30.
«Vous voulez boire quelque chose ? Un coca ?» Sympa...«Vos brevets sont homologués… — Bah, reusement !» Je vais prendre une médaille. Pour le site… On a mis douze heures. Roulage : 21 de moyenne… trop peu rouler… «nuit!» C’est bien vrai ! Ce 200 est déjà un souvenir heureux (si, si !).
C’est ça le vélo pour les «vrais champions»… Je higole !
Claudius
*Blague rapportée de l’Audax de Maurepas.
 
Lien visité
 

Accueil



Nos organisations
publiques

Nos organisations
privées


Nos Participations


La vie du club


 
  Les sections
Nos rallyes
Sorties d’un jour
Cyclosportives
Tour de Corse
Des niouzes
 

























































































































































































































































eXTReMe Tracker