• Ce soir c'est la fête à l'UVO pour la réunion mensuelle
  • C'est gentil d'être venu. 80 ans, ça se fête !
  • «Ah... ça me fait plaisir ! C'est un chouette équipement.»
  • Le Cadet, toujours à l'attaque. Ici dans la côte de Bazainville, dans la brume.
  • «Je vous avais prévenus. J'étais un beau mec !»
  • «Licence de 1956 dans mon premier club. J'y ai signé ma première licence à Thiais en 53»
  • «Belle gueule le gamin... Non ?»
  • Et toujours à l'attaque... avec la moustache
  • Claude Certain emmène une échappée à cinq.
  • Le peloton emmené par Claude Certain (course à Vert-le-Petit)
  • Attaque en côte !
  • Grand prix de Corbeil-Essonne au départ - 8 avril 56
  • Le Grand prix de Corbeil-Essonne
  •  6 mai 56 - Grand prix du Val-Saint-Germain - Première victoire
  • Grand prix du Val-Saint-Germain
  • Grand prix du Val-Saint-Germain
  • Miss Val-Saint-Germain
  • 8 mai 56 - Grand Prix de Juvisy  - Onzième
  • Grand Prix de Juvisy
  • Grand Prix de Juvisy
  • 8 juin 56 - Grand Prix de Villeneuve-Saint-Georges. Septième
  • Course a Thiais - Seconde  victoire
  • Grand Prix de Cachan - 14 juillet 56 - Quatrième
  • Grand Prix de Cachan
  • Le peloton
  • Dans la cote de Saint-Rémy-les-Chevreuse
  • A l'entraînement
  • Club de Villepreux - Mars 81 - Devant notre sponsor
  • Licence Villepreux (année 1087). Le Cadet : Président !
  • Entrainement - Le Cadet au centre de l'image
  • Le club de Gambais. On reconnaît notamment Jean-Pierre Gimel et Franck Lamas
  • Un gai Luron... une carte postale (de montagne) de mon pote Gimel.
  • ... Et voilà la Maison de retraite de l'UVO...  Et en plus, on me pousse, s'il vous plaît !
  • Allez, on ne va pas se quitter sans attaquer le gâteau... Bon anniversaire Claude !
De 1953 à 2016 • 63 ans de cyclisme en raccourci • L'interview du Cadet de l'UVO pour ses 80 ans
Une randonnée de 63 ans
Toujours à l'attaque...
la vie d'un éternel Cadet du cyclisme
 
  Après avoir dégusté le gâteau du 80e anniversaire du Cadet et assisté à la remise d’un équipement aux couleurs du club, nous sommes convenus, avec le récipiendaire, de réaliser son interview pour le site. Compte tenu de ses relations privilégiées avec le doyen de l’UVO, on s’est dit que ce serait bien que le K'ptain participe. Alors pour faciliter les choses, nous nous sommes retrouvés chez Louise-Anne et Jean-Louis, à table, un dimanche de printemps frileux… Que voulez-vous, à l’UVO on est comme ça : on aime la simplicité, le champagne, le Lussac-Saint-Emilion 2004, le vin de paille, le crumble et la mousse au chocolat… Merci, Louise-Anne, c’était super sympa…
Et Claude Certain, allias le Cadet, ne donne pas sa part au chien !. Il est bavard. Génial ! on est justement là pour l’écouter.
C’est un peu déballé en vrac de sa mémoire. Parfois les dates semblent erronées. Les souvenirs n’ont pas forcément la notion de l’ordinal, mais ça ira comme ça… ce qui compte c’est de se raconter.

Le Petit Clamart
rendez-vous des pros
du Sud parisien

C’était quand même une drôle d’époque : on payait une taxe sur le vélo. Un timbre, disait-on… Puis on a eu des plaques de police à installer sur l’écrou de la potence, ou sur l’écrou de tige de selle, voire serrée sur la roue avec le papillon…
Quand j’avais dix sept ans, parfois, je m’arrangeais pour me libérer le jeudi. Au Petit-Clamart, c’était le rendez-vous des pros du sud de la région parisienne. Il y avait des Chapatte, des Gaignard, des Daquet (Daquet tenait Le Soleil d’Or, à Saint-Cyr). Je roulais avec eux, fier comme d’Artagnan.
On chassait la prime. On était des amateurs. Des bons. Et «ils» avaient besoin de nous pour faire masse dans leurs critériums. On courait avec des pros. Les primes, c’était notre récompense, mais on n’avait pas le droit à la gagne… C’est en partie avec ces primes que je me suis payé un studio place Clichy. Et tu
 
«T’as connu Hassenforder ? …Bin j’étais comme lui. Insouciant. Je déconnais, je faisais le pitre. J’étais un vrai fantaisiste. L’après-guerre, c’était joyeux, décontracté. On était débridés et on ne se prenait pas au sérieux.»
peux me croire, fallait les arracher, ces primes !
Si je gagne
le bouquet est à vous
Pendant les vacances, pareil ! On partait en caravane, avec ma femme, mais c’était plus fort que moi. J’emportais mon vélo : il fallait que je fasse des courses et que je chasse la prime. Ça nous permettait de profiter des vacances un peu plus longtemps.
J’ai connu ma femme lors d’un critérium en ville, à Ménilmontant (c’est que j’étais beau mec !) Je l’avais repérée avec sa copine, avant le départ. Vous aimez les fleurs ? lui ai-je demandé, dragueur… eh bin, si je gagne, le bouquet est à vous ! Je n’ai pas gagné le critérium. Mais j’ai gagné son cœur… J’avais 25 ans. J’étais fringuant. Un vrai passionné de vélo. Ma vie ! Ça… c’était dans les années soixante.
J’ai roulé
avec des champions

Dans ces années-là, j’ai fait un critérium à Saint-Amand-Montrond… Il y avait des cadors. Inutile de dire qu’on éprouvait du mal à me retrouver au classement. Le gars qui est monté sur la première marche, avait une gueule sympa. Mais je ne le connaissais pas. Ça n’a pas duré… Je l’ai revu sur le canard, deux fois. En 61, il a gagné Milan-San-Remo et il est devenu champion de France : Poulidor. Il me semble qu’à l’époque, il roulait pour la marque Métropole.
J’ai même roulé une fois avec Louison Bobet. Ouais, Vrai ! Avec lui : disons plutôt dans le même critérium. Evidemment je me suis classé chez les anonymes. Les etcetera, comme on dit.
Au Barrage d’Aiguzon, après une course (critérium d’Argenton-sur-Creuse) j’étais assez mal en point. «C’est comme ça qu’on soigne les vaches et les chevaux», m’a dit le vétérinaire en se marrant… il m’a infligé une série de picouses d’un coup… Ils sont efficaces à la campagne.
Mon premier club ? J’ai signé ma première licence
  FFC à Thiais, en cinquante-trois. Maillot couleur grenat, bandes blanches. J’avais seize ans. Il n’y avait pas de cadets, à l’époque, on courait avec des cadors.
A une époque, j’ai signé à Châteaumeillant dans le Cher. Mon oncle m’avait fait embaucher dans un garage (j’étais mécano). Je faisais les courses cyclistes de la région en tant qu’indépendant. J’étais équipé par Raphaël-Géminiani. Ça n'te dit rien ?
Président du club
de Villepreux

Dans les années soixante-dix, j’ai signé à Porchefontaine au CCVP, avec Jean Delavaud comme président. On courait sous les couleurs de Yoplait.
De 1968 à 1987, j’avais une maison à La Haie Bergerie, et j’étais licencié au club de Villepreux. J’ai été président du club pendant deux ans.
Puis j’ai roulé au club de La Queue les Yvelines, avec Emile Duhaubois, ses deux fils, Eric et Serge, et aussi avec Marcel Delmotte. J’y suis resté deux ans. En 1989, j’ai été sollicité par le club de Houdan. J’en ai été vice-président… Il y avait une belle école cycliste. Les mômes de 16 ans, je leur faisais grimper des côtes… des côtes… des côtes. Je leur disais « Quand tu me battras en haut de la côte, tu seras un bon ! ». Les gosses, ça progresse vite !
Puis, à l’occasion d’une scission, je me suis retrouvé au club de Gambais. Avec mon pote Gimel et Franck Lamas.
Je m’occupais
de l’école de cyclisme
à Bazainville

Nous avons organisé le championnat handisport pendant deux ans. Un vrai boulot… A cette époque-là, j’ai été Conseiller municipal de Bazainville (six ans)… Ça me prenait un temps fou… A 62 ans, je m’occupais d’une école de cyclisme à Bazainville, sous la tutelle du club de Gambais. Parfois on allait à la campagne, on passait la nuit à l’école de «La Boissière-Ecole». C’était pas toujours évident : les parents ne s’occupaient pas du vélo de leur gosse. Des
  gamins arrivaient avec des vélos complètement à plat. J’ai même vu des bécanes qui arrivaient la potence complètement desserrée : on faisait un tour complet avec le guidon. Il y avait Sylvain, le fils de Jean-Louis, et Lisiane, la fille de Patrick Philippe.
Pendant toute cette période, quand nous parlions de l’UVO, dirigée par Jean Dupuis, puis par Pierre Leray, on disait… en se marrant… — je n’étais pas le seul — que l’UVO ce serait la maison de retraite… il faut se souvenir que le Pierre Leray menait ses troupes au sifflet et interdisait qu’on dépasse 20 à 22,5 kmh. Moi je ne pensais (encore et toujours) qu’à me bagarrer sur le vélo, et j’ai dû me jurer plusieurs fois que je n’irais jamais à l’UVO. Mais j’y suis venu quand même… et j’y suis bien. Ce que j’ai eu un peu en travers (il rigole) c’est d’avoir dû payer mon équipement. C’était la première fois que ça m’arrivait.
Sur ma licence
j’ai cinquante ans !
Sur la route, au début, ça se traînait… mais ça n’a pas duré. Maintenant ça roule fort, de plus en plus fort, et, moi, de moins en moins vite… mais je m’accroche. Tu sais, si je faisais télé-canapé… au bout de six mois, je ne pourrais plus marcher… Sur ma licence, ma photo, c’est toujours la même depuis trente ans : oui… sur ma licence, j’ai cinquante ans ! Moi, je veux côtoyer les jeunes. Les réunions de vieux, c’est tuant !
L’autre soir à la réunion, le jour du gâteau (merci les copains et copines…) j’ai été très heureux que le club m’offre un équipement complet… J’ai trouvé ça vraiment sympa.
Bon, c’est pas tout… un p’tit café et faut que j’y aille. Ma fille va m’attendre.»
Il est comme ça, Claude Certain dit «Le Cadet». Un gamin de 80 ans, un tantinet frimeur, très orgueilleux, qui refuse de se laisser glisser. Un mec sympa, marrant. Merci à lui de s’être raconté avec gouaille !
Et ce n’est qu’un début : t’as raison, accroche-toi Claude !
propos recueilli par CLAUDIUS
 
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