Valérie et Stéphane, triathlètes « de » l’UVO
Onzième triathlon de la vallée de l’Iton
 
Préparatif au triathlon de Belfort fin mai. Valérie et moi avons participé le 10 mai 2015 au triathlon de l’Iton près d’Evreux.

Les compétitions on connait mais c’est le nœud au ventre que l’on se rendra sur cette épreuve, tels des étudiants qui passeraient un examen. On appréhende surtout la natation en lac et un peu les transitions. Sans parler de l’enchaînement des efforts. Le tri on ne connait pas et on se sent un peu à part parmi les concurrents en tenue «trifonction» et leur formule 1 sur roues.
Le beau temps va nous faciliter la première partie. La combi est neuve et n’a encore jamais touché l’eau. On l’enfile avec maladresse et on a vite trop chaud dans cette tenue ajustée. Préoccupés par nos carcans et pris dans nos pensées, nous écouterons d’une seule oreille le briefing d’avant course. On nous parle pourtant de cartons jaunes, rouges voir noirs. De boucles de pénalités. D’aspiration interdite. Bref, on nous dresse une liste longue comme le bras de choses à ne pas faire sous peine de réprimande.
H-15 min. On plonge dans l’étang de la base de loisirs de la Noé pour se rendre sur la zone de départ de l’autre côté du lac. L’eau doit être environ à 16°C et dégage une bonne odeur de vase. L’occasion de s’échauffer un peu et de vérifier que la combi fait bien son office de barrière thermique mais aussi de flotteur. C’est classe, on a l’impression de glisser sur l’eau.
Valérie montre beaucoup d’appréhension. Je tente de la rassurer comme je peux. Pas évident sachant que le départ filles se fait 6 min devant les hommes et qu’elle devrait vite se faire rattraper par 250 bonhommes en quête de performances.
Départ de la trentaine de filles à 14h30 pour 1.5kms de natation en deux boucles avec sortie à l’Australienne*.
Six minutes plus tard, je plonge avec mes nouveaux amis. Je me laisse glisser un peu à l’arrière en espérant échapper au panier de crabes.
Les 600 premiers mètres seront difficiles. Un vrai bouillon

 
Et c’est parti ! Quatrième étape :
  • Départ femmes (Valérie, aux manches orange)
  • Départ hommes (Stéphane avec des manches orange, aussi !)
  • Natation
  • Sortie de l'eau
  • Stéphane à l'attaque
  • A fond ! Valérie
  • La couse finale
  • Allez l'UVO !

où l’on bute sur les autres à chaque mouvement. Impossible de ralentir sous peine de se faire passer dessus
 
mais impossible de trouver son rythme non plus.
Je dépasse Valérie que je
C'est le VCMB (Vélo Club de Montigny Le Bretonneux) qui permettra à Valérie et Stéphane de se rencontrer. Ils se croiseront alors que la première venait de prendre une licence VTT et le second entamait un périple à vélo autour du monde à durée indéterminée. Une bonne année plus tard, au retour en France de Stéphane, ils ne mettront pas longtemps à se retrouver. La passion commune du vélo leur fera faire bon nombre de kms en VTT et en cyclo jusqu'au PBP (Paris-Brest-Paris) de 1999 effectué en tandem. Leur première fille venue, ils l’emmèneront deux étés de suite pendant trois semaines en vacances à vélo dans une remorque. Avec l'arrivée d'une deuxième fille puis d'un garçon, les vélos seront mis quelques années au garage. Le sport étant synonyme d'équilibre pour tous les deux, la course à pied deviendra leur exutoire. Les courses sur routes, marathons et autres Trails se succèdent au sein du club local de Tacoignières depuis leur emménagement à Gressey en 2003. Les enfants prenant de l'autonomie, l'attrait du vélo a repris le dessus. Les quelques sorties tests auprès de l'UVO fin 2014 les convaincront vite de s’y inscrire afin de se lancer de nouveaux défis et partager leur plaisir de pédaler ensemble.



 
reconnais à ses manches orange. Elle brassera tout le long en attendant que ça se tasse. La deuxième boucle sera plus tranquille. Les écarts se creusent et permettent de prendre son allure tout en visant régulièrement les bouées, au loin, pour maintenir le cap.
A la sortie de l’eau on est soulagés d’en avoir terminé avec la partie liquide. On enchaînera la partie cycliste avec beaucoup plus de sérénité et de plaisir. 42 kms en deux boucles et 400m de dénivelé au total sur un très beau parcours alternant forêts et campagne.
Je lâche tout sans penser à la suite. Prise au vent obligatoire puisque le drafting est interdit et que les motos tournent pour vérifier et filer les cartons jaunes en cas de manque au règlement. Il faut 7 mètres entre chaque vélo si on se trouve à l’arrière d’un concurrent (m... j’ai pas apporté mon mètre à ruban). Au taquet sur tout le parcours nous verrons les premiers nous doubler en faisant corps avec leur vélo à des allures hallucinantes. Il commence à faire soif à rouler à ces vitesses et nous serons, tous deux, limite en eau à la fin du parcours qui ne comporte pas de ravito.
Dernière transition. On enfile les baskets pour 10 bornes en deux boucles plates sous la chaleur. La fatigue se fait sentir et je revois mes objectifs d’allure en course à pied à la baisse. Valérie terminera également sur un rythme plus tranquille.
La fin de l’effort n’est plus bien loin et le mental prend doucement le dessus pour nous permettre de finir. On touchera au but après 3h34 (vélo 1h36) pour Valérie, et 2h46 (vélo 1h22) de mon côté.


Stéphane



* Sortie à l’Australienne :
sortie de l’eau interrompant le parcours natation, pour une courte portion courue sur la terre ferme, suivie d’un retour à l’eau pour la suite du parcours.

 
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