84h30 de bonheur partagé
avec mes coéquipiers
 
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En route vers Longny-au-Perche. La première bosse du Paris-Brest annonce le vraidébut de la randonnée. Certains se trompent de route. Ils vont tout droit vers la Chapelle Montligeon. Sûrement pour y faire retraite comme notre regretté Guy Le Dain qui nous a montré la voie en réalisant plusieurs Paris-Brest avec sa musette blanche en bandoulière. Nous, en vieux briscards, nous ne nous laissons pas abuser: nous savons qu’il faut tourner à droite pour monter cette foutue côte! Ensuite, on attaque les toboggans qui filent vers Mortagne: 3, 4 ou 5, je ne m’en souviens jamais.
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LUNDI 17 AOÛT
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Mortagne: 140 km parcourus. Lundi à 1h30 du matin. Que de monde à ce ravito! Inquiétude car Guillaume est resté derrière. Si on ne l’attend pas à l’entrée du contrôle, on va le perdre dans le noir et dans la foule. Enfin regroupés, il va falloir trouver une place par terre pour poser nos vélos pour manger nos provisions, ravitailler en eau, et s’habiller pour la nuit. Allez hop ! en route vers Villaines-la-Juhel. 81 km. Le début de nuit est doux. Bien couvert, cependant. C’est sympa. La procession de feux rouges continue. Mamers, puis la ligne droite vallonnée passant par la Hutte à proximité de Fyé où nous avions logé pour la sortie club de mai dernier dans les Alpes Mancelles.
Villaines, 221 km, 5 h 09, contrôle-ravitaillement très encombré. Guillaume se renseigne pour savoir où en est notre assistance. Surprise, elle n’a pas encore quitté Grosrouvre. Va-t-elle arriver dans les temps à Fougères? Pas d’inquiétude, nous n’y sommes pas encore. On mange nos provisions, on ravitaille en eau. En route! on ne traîne pas. La nuit fraîchit.
On trace vers Fougères qui est à 90 km.
Au petit jour, nous faisons une halte à Gorron pour le petit déjeuner. Au menu pain, confitures maison et beurre plus une part Gatosport et ma banane. Le tout arrosé de thé.
9h56: Fougères. Notre assistance est là, au plus près du contrôle dans une impasse que l’on rejoint par la porte à l’arrière du stade. Nos affaires sont positionnées en carré sur un parking réservé aux handicapés (si, si...). Pas d’abri bus sponsorisé par Leffe comme en 2011. Au programme: lavage dans la cuvette, striptease possible au milieu de la rue car les voisins sont prévenus, habillage complet avec une tenue propre et reconstitution physique grâce au repas préparé par Claudius. Au menu: melon et jambon de Parme, salade de riz à la Christine, fromage et far breton (normal, il faut se mettre dans l’ambiance). Boisson de l’eau et du coca.
Recharge de la sacoche de guidon et remplissage des bidons par notre assistance, puis départ vers Tinténiac qui est à 54 km. Le prochain rendez-vous avec notre assistance est prévu à Loudéac. Le vent s’est levé et souffle de face, moins méchant que sur les brevets, mais toujours présent.
Maindru nous attend comme d’habitude à Dingé: série de photos. Nous sourions encore, c’est bon signe.
Le contrôle de Tinténiac, blindé comme les précédents, est atteint à 14 h 30. Une voix dans la foule m’appelle. Cékoidon, plait-il? Mais, c’est Jean-Marie ! mon collègue de boulot. Il est en vacances à côté. Ancien du Paris-Brest, est venu voir les cyclos, particulièrement les anciens du club de l’AMX-APX qui sont inscrits: Bernard Faucheux en vélo couché adepte de la fermeture des contrôles (il finira en 89 h 43 mn), Daniel Maître, mon ancien patron (11 participations, il finira en 88 h 30 mn) et Bernard Imbert (12 participations et recordman de l’épreuve, mais il s’arrêtera au retour à Tinténiac après avoir pris beaucoup de retard. Respect!).
Prochaine étape: Loudéac à 85 km. On attaque par la côte de Bécherel avec sa tour de communication. Le soleil donne et les pieds commencent à chauffer. Le vent est toujours de face et ne faiblit pas. Avant Merdréac, la suédoise de la nuit et ses compagnons précédés par 2 anglaises qui ne paient pas de mine mais qui roulent, nous dépassent. Comme dit, Eric, « je me sens bien, il faut donc faire attention car cela va se payer ». On prend donc les roues. Au bout de quelques kilomètres de toboggans, les anglaises sont toujours bien. Les suédois, dans le vent, sont beaucoup moins fringants que cette nuit!
Maindru est encore là à Quédillac: nouvelle série de photos, avec le sourire comme d’hab! Saint Méen-le-Grand, la patrie des frères Bobet est atteinte vers 16 h 15. On fait une pause pour manger un peu et recharger les bidons. Nous sommes rattrapés ensuite par deux cyclos du coin taillés comme des coursiers qui nous emmènent bon train jusqu’à Ménéac où Maindru nous attend: clic-clac, merci Kodak qui rime avec Ménéac.
Avec le vent de face et la chaleur relative, je commence à avoir mal aux pieds. Je desserre un peu les sangles des chaussures et tente de faire du tirer-pousser avec les pieds pour alléger l’appui sur les semelles. Ça atténue la douleur, mais ça fait mal au dessus des cuisses.
Peu avant Loudéac, nous croisons le premier cyclo qui rentre vers Paris. A l’arrivée au contrôle, 15 furieux sortent en trombe mais ne rattraperont jamais l’homme de tête qui au contraire a accentué son avance.
Loudéac: 450 km, 18 h 23 mn de roulage à 24,3 km/h. Il est 18h00 environ. Nous avons une heure d’avance sur le road book de 2011. Repas cinq étoiles concocté par Claudius: soupe à la tomate avec parmesan râpé, herbes et croutons, ensuite canard à la portugaise, fromage et soufflé au abricots. Des nouvelles de nos supporters via Whatsapp. Merci à tous. Ensuite dodo.
20 h 30. Allez! Carhaix est à 80 km. Je pensais qu’il y avait une sévère bosse en sortant de Loudéac. En réalité, il y en a deux autres dans la foulée et ensuite cela ne s’arrange pas (confirmé par la courbe de dénivelé du cardio: 700 m sur 80 km). En face, les éclairages à leds commencent à affluer. Certains sont éblouissants. Il faut dire que cela «pète» autant qu’un éclairage de voiture et que l’on se sent en sécurité, même à 60 km/h dans les descentes.
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MARDI 18 AOÛT
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Enfin Carhaix, mardi à 0 h 33. Une demi-heure de retard sur le road book. La moyenne a baissé sur ce tronçon: 21 km/h. Eric a une
 
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douleur à l’épaule. Petit ravito et dodo à nouveau: 2 h d’arrêt. 2 h 15. Départ vers Brest, à 88 km. Il fait très frais, j’ai hâte de monter pour me réchauffer. Le peloton s’est éclairci: la procession est éteinte ou presque. Quelques groupes. Passage en forêt autour de Huelgoat. Un cyclo dort debout les pieds au fond du fossé: ce n’est pas une hallucination dans cette forêt profondément sombre où il y a une roche tremblante! Montée de Roc’h Trévézel, point culminant de Bretagne autour de 350 m: ce n’est rien par rapport à l’Ardéchoise! Comme en 2011, je suis bien et monte en tête, croyant entraîner mes coéquipiers. En fait un seul cyclo est dans ma roue. Je ralentis, le laisse passer et attends mes ouailles.
La fraicheur de la nuit fait quasiment disparaître les douleurs aux pieds. En haut de Roc’h Trévézel, arrêt au rond-point pour attendre mes compères. Inquiétude car je ne les vois pas arriver: sont-ils passés ou non? Dans le noir et ébloui par les éclairages à leds, je me pose des questions. Je finis par téléphoner à Serge: pas de réponse. Donc, j’attends. Enfin des voix connues: ce sont eux. Ils se sont arrêtés dans la côte pour manger! Je suis gelé et il faut maintenant descendre vers Sizun. Je tremble de froid. La descente est longue. Sizun est là. Les DeuxD ont envie de dormir. On cherche un abri. Il est 4h45 environ. Quelques commerçants ouvrent leurs échoppes. Avec les DeuxD nous nous installons dans le local d’un guichet à billets libre. Un autre cyclo (un british) rentre également avec sa carte bancaire à la main. Les DeuxD sont déjà allongés empêchant notre nouvel ami de tirer de l’argent. Ils se déplacent, le cyclo prend son argent et finalement nous pouvons tous nous installer au chaud et sommeiller (20 minutes : point trop n’en faut). Ensuite redémarrage vers Brest en passant par Dirinon, Loperhet, Plougastel-Daoulas: toute ma jeunesse estudiantine. Une boucle nécessaire pour passer sur le pont Albert Louppe qui enjambe l’Elorn au fond de la rade de Brest avant de traverser le Relecq-Kerhuon où j’ai épousé Louise-Anne. Le soleil levant (il est un peu plus de 6 h 30) éclaire la rade d’un rayonnement lumineux rasant: superbe spectacle! Reste à monter la côte vers la place de Strasbourg et à basculer sur Kérichen, lieu du contrôle.
Kérichen, c’est l’emplacement de mon école d’Ingénieurs et du lycée de Louise-Anne. 40 ans! C’est bien changé. Arrivée à Brest à 7 h 30. 2 h 30 de retard sur le road book. Douche dans le camping-car, changement de tenue, repos et petit déjeuner avec mes céréales et des viennoiseries spécialement achetées par Claudius! Eric ne ressent plus sa douleur à l’épaule.
--> Quelques photos sous l’arche d’arrivée, et en route vers Paris. Première étape: Carhaix à 84 km, en passant par Guipavas puis, sans bruit, par Landerneau. Montée vers Sizun. On retrouve les cyclos qui arrivent de Paris. Montée de Roc’h Trévézel dans l’autre sens: c’est vraiment sympa la route serpente sous le soleil, à travers forêt, puis arbustes. En haut, coup d’œil sur la rade de Brest et les mont d’Arrée: spectacle épatant. Descente. Ensuite, la route est large jusqu’à Carhaix. Le chemin diffère de l’aller, mais rien de vraiment intéressant! Carhaix se profile devant nous. Arrivée à 14 h 20 environ: notre assistance nous a trouvé un super
  emplacement sur un parking d’immeuble. Selon Cicéron, l’arrivée c’est pas Carhaix nous philosophe Vincent, le whatsapeur. Très en forme, lui!
Repas avec au menu: melon, salade de riz et mousse au chocolat réalisée par Colette. Merci Colette, c’était vraiment bon. Repas toujours 5 étoiles, super ce restau à roulettes présent à chaque étape! Une grincheuse nous reproche notre installation à cet emplacement supposé réservé à des locataires de logements sociaux qui risquent de se plaindre auprès de l’organisme qu’elle représente... Waouh! Mais personne ne s’est plaint.
Allez, hop ! Loudéac est à 81 km ! Petite pensée pour Stéphane Le Lostec en passant à Plounévez-Quintin: mais elle est où la crêperie? A l’aller, la ville était endormie, mais là, il fait encore jour, elle devrait être ouverte!
Roulage derrière un tandem-tricycle british homme-femme. Ça dépote sur le plat et dans les descentes. Pour virer, c’est spectaculaire car n’ayant pas de différentiel, les cyclistes sont tenus de se pencher pour vaincre la force centrifuge, tandis que l’engin, lui, reste sur ses trois roues.
Arrêt à Saint Nicolas du Pélem pour le contrôle secret. Ravitaillement en eau, casse-croûte tiré de la sacoche et en route, il ne faut pas traîner. Guillaume souffre des pieds et Serge sans s’en rendre compte, commence à se tordre à gauche. Mal aux pieds toujours présent. Vivement cette nuit!
Arrivée à Loudéac à 20 h 30. 4 h 30 de retard sur le road book: pas d’inquiétude, on gère le retour. Guillaume et Serge sont pris en mains par notre assistance qui les dirige vers l’infirmerie pour traitement des pieds et massage du dos. Eric et moi nous allons au camping-car garé au même endroit qu’à l’aller. En attendant nos compagnons, nous discutons avec un voisin qui nous annonce la mort d’un cyclo loudéacien sur ses terres. Cela refroidit l’ambiance... Nos amis reviennent de l’infirmerie et nous prenons le repas du soir: soupe de légumes maison, sauté de veau au citron, pâtes et légumes, fromage et mousse au chocolat avec des petits gâteaux: super, il en restait! Pour détendre l’atmosphère qui commence à s’alourdir en raison de la bobologie, je tente une explication sur la pente moyenne descendante pour revenir de Brest, mais je vois bien que je n’arrive pas à convaincre! On reprendra la démonstration plus tard quand toutes les têtes seront reposées. Notre assistance, comme à chaque arrêt, nous refait le plein des bidons et nous prépare un ravitaillement solide. Cette fois nous ne les reverrons qu’à Fougères.
De notre côté, nous nous préparons pour la nuit: trois épaisseurs, manchettes, jambières et couvre-chef. En route pour Tinténiac: à 85 km. Je me sens bien. La nuit est fraîche mais c’est sympa. Il n’y a pas de vent défavorable. J’aime bien rouler la nuit: on a l’impression de tracer la route et pourtant, si je parvenais à voir mon compteur, je serais déçu!

MERCREDI 19 AOÛT
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On fait un bout de route avec un cycliste parti le matin du lundi et qui roule en 650. Il se branche «vélo» avec Eric… De retour chez les frères Bobet à Saint-Méen, il devient urgent pour mes coéquipiers de dormir un peu. Donc on avise un sas de banque assez grand pour s’allonger à quatre et rentrer nos vélos. Il y a déjà un occupant et son vélo, mais tout le monde tient à l’intérieur. Le problème, c’est que personne ne pense à mettre son téléphone en mode alarme. Heureusement qu’un cyclo est rentré dans le sas… Sinon on dormait toute la nuit.
Le réveil n’a pas été facile: où suis-je? Enfourcher le vélo, pas simple non plus. D’ordinaire j’avais déjà du mal à verrouiller mes cales, mais là, je ne trouvais plus les pédales! Enfin au bout d’un kilomètre ou deux, avec la fraîcheur nocturne, tout est rentré dans l’ordre. Les pieds me font moins mal.
Nous voyons bientôt, au loin, l’éclairage rouge de la tour de communication de Bécherel. On se rapproche de Tinténiac. Montée vers le relais, puis descente et ligne droite où je me sens bien, en tête du groupe.
Tinténiac, mercredi 4 h 09. Arrêt pour manger un casse-croute sorti de la sacoche. Courte pause pour se détendre et on repart. L’arrivée vers Fougères va être difficile pour Guillaume qui souffre de plus en plus des pieds. Il a des périodes de non-optimisme. Il faut l’encourager. Serge commence à se plier à nouveau. Bientôt Fougères se profile au loin: c’est bon, cela va le faire et on va se requinquer avec l’aide de notre assistance. Fougères, arrivée à 7 h 51. Notre assistance est au même endroit qu’à l’aller.
  Douche dans le camping-car et changement de tenue. On enfile les maillots de l’UVO pour l’arrivée.
J’ai droit à un énième massage du cou par Nathalie. Cela me remet droit: c’est un ordre!
Un petit déjeuner et au lit.
Guillaume essaie une nouvelle paire de chaussures. Ça va mieux. Le moral aussi!
Je ne fais plus référence au road book. Il devient évident que s’annonce une quatrième nuit sur le vélo. Il va falloir gérer pour rentrer au mieux.
10 h 10. En route pour Villaines-la-Juhel distante de 88 km. Il fait toujours beau et il n’y a toujours pas de vent défavorable. Nous rattrapons un cyclo torse nu et en jean équipé d’un vélo a pignon unique. Au moment de le dépasser, il accélère comme un malade et s’arrête brutalement devant nous pour cueillir des baies dans un arbuste… il y a des phénomènes sur ce Paris-Brest. Guillaume sent ses pieds serrés. Nous nous arrêtons pour «trouver» une paire de ciseaux et couper leur élastique fautif du serrage… Ça va mieux.
Arrivée à Villaines-la-Juhel à 15 h 15: que de monde et je ne parle pas des cyclos! Je n’ai jamais vu autant de spectateurs sur un contrôle du Paris-Brest: c’est l’événement de l’année!
Notre assistance est à l’écart de cette animation. Nous mangeons le repas préparé par notre Chef 5 étoiles Claudius: Melon et jambon de Parme, suivi de filets de poulet avec tomates et riz, puis, fromage et dessert.
16 h 40. Départ vers Mortagne-au-Perche. Tout va bien. Il fait beau et toujours pas de vent défavorable: un vrai régal! Les pieds ne sont pas trop mal: un peu de poussé-tiré de temps en temps pour dégourdir les appuis.
Bientôt, nous attaquons la ligne droite qui passe par la Hutte. Seulement 45 km/h en pointe, ça roule moins vite qu’en 2011 : nous avions «accroché» une triplette montée par des allemands suivie d’un tandem mixte piloté par des anglais.
Avant Mamers, Serge s’arrête pour tenter de dépanner un cyclo qui a cassé sa chaîne. Eric et moi, attendons Serge et nous laissons Guillaume avancer à son train. Malheureusement, n’étant pas équipé du même matériel, nos dérive-chaînes ne sont pas d’une grande utilité et nous devons laisser le cyclo en panne au bord de la route.
Nous rattrapons Guillaume à la sortie de Mamers: il est assis, chaussures enlevées, il souffre et il mange. Nous mangeons également.
On repart. Il reste 20 bornes de toboggans pour arriver à Mortagne. C’est alors que deux furieux me dépassent. Je me mets dans les roues: c’est le quart d’heure de folie. Ils font la pancarte à Parfondeval. Le plus jeune devance l’ancien en lui montrant les quatre doigts de sa main droite. Je suis derrière et j’éclate de rire: faire la pancarte d’un bled inconnu au bout de 1000 bornes!
Au loin, une voiture roule au ralenti avec une perche bizarre orientée vers l’arrière. Il faut voir ce que c’est. «On» tourne un film sur le Paris-Brest… Nous restons derrière la voiture. Un petit sourire à la caméra et ils rembrayent. Je les suis, mais pas longtemps car j’attends mes compagnons.
Nous arrivons ensemble à Mortagne à 20h41. Il est évident qu’il va falloir passer une quatrième nuit sur le vélo. Etant largement dans les temps, je propose à mes coéquipiers de manger et de dormir ensuite une heure. On commence par la douche. Puis c’est le repas. Notre cuistot nous a préparé des tomates mozzarella, des pâtes avec lardons et œufs, du fromage et des desserts. Quelques nouvelles des Whatsappers… il y a de l’ambiance autour de nous et cela nous fait du bien!
Pendant notre repos à l’intérieur du camping-car, Christine, Nathalie et Claudius restent dehors dans le froid.
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JEUDI 20 AOÛT
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0h10. Nous quittons Mortagne pour Dreux. 75 km. La nuit est fraîche. Il faut réchauffer la bête: les toboggans pour joindre Longny vont rondement y contribuer.
Rapidement, nous nous retrouvons seuls. Je ne reconnais pas le profil de la route, si bien qu’on arrive sans forcer au pied de la dernière bosse avant Longny. Longny passé, nous allons, cette année, vers Senonche. Cette partie du parcours est une nouveauté. Espérons que la route cognera moins que l’ancienne qui passait par la Ferté-Vidame. La partie la plus difficile du Paris-Brest en terme de dénivelée, est passée. On va pouvoir savourer la fin.
Arrêt au pied du château d'eau après Neuilly-sur-Eure pour manger un morceau. Un tricycle piloté avec les bras par un handicapé s’arrête également: chapeau bas pour être arrivé jusque-là! Il repart et nous le rattraperons une quinzaine de kilomètres plus loin: il roule vite. Nous rattrapons également pour la énième fois le pilote de trottinette Eliptigo. Lui, en revanche, il a dû optimiser ses temps d’arrêt car il n’avance vraiment pas vite! 1200 km debout sur cet engin qui doit peser 20 kg environ… chapeau itou!
A Senonche, nous bifurquons vers Dreux. La route est correcte. Nous rattrapons pas mal de cyclos. Des groupes se forment. Le train est soutenu.
Arrivée à Dreux à 3 h 38. Beaucoup de vélos au contrôle. Difficile de garer les nôtres. Nous rejoignons notre assistance. J’ai encore droit à un massage de nuque par Nathalie. Merci. Ça soulage !
Et c’est là que nous vivons l’épisode insolite de la nuit: un italien voulant sortir son camping-car nous demande de déplacer le notre. Dans un premier temps Christine l’avance d’un bon mètre. Mais l’italien revient à la charge. Christine lui propose alors de lui sortir son véhicule. Il accepte. En deux temps, trois mouvements, elle lui conduit l’engin à la sortie du parking: respect! L’italien a dû se sentir mal de voir une femme, blonde de surcroit, lui faire donner la leçon! Nous, ça nous a détendus.
Sur ce, nous enfourchons nos destriers. Allez! l’arrivée se dessine! 65 km! Nous sommes sur nos terres.
A Gambais où nous trouvons un comité d’accueil composé de Sylvain, Vincent, de Yann et de son fils… On s’arrête et on discute: super, cet accueil! Le restau «de» Youcef (2007) est fermé: nous n’aurons donc pas d’huîtres cette fois encore!
On repart. Crevaison de Guillaume avant Ergal. Pas de bol. Faisons vite car on prend des gouttes. On commence à voir des voitures et des camions: retour brutal dans la civilisation après trois jours de relative tranquillité. Passage par la base de loisirs. Arrêt pour enlever les chasubles jaunes-fluo de l’organisation pour honorer le maillot UVO.
Enfin, arrivée sous les vivas de la foule de nos supporters en délire : 84h30 de bonheur partagé avec mes coéquipiers Eric, Serge et Guillaume, notre assistance Christine, Nathalie et Claudius et tous nos supporters par les moyens de communications. Content et fier de rentrer avec toute l’équipe, sans abandon…
Un grand merci à Tous.

JEAN-LOUIS
dit K’PTAIN

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