• Quand on se balade en ville !
  • Des petits vélos en fleurs
  • Ahhh... On se rapproche
  • Le moulin italien
  • Le choix... c'est du sérieux
  • Y aura-t-il de la place pour tout le monde ?
  • La classe. Ça ne fait pas riche-riche, mais ça fait assez aisé :o)
  • Allez... après l'arsenal, ça grimpe sec !
  • En effet !
  • Le prof. Bernard est à son affaire...
  • Sûr ! Il a potassé
  • Deuxième cours sur le sujet. Des bénévoles courageux et intéressants
  • Fabienne devant les arrêtes-de-poissons
  • La petite troupe sous les couleurs de la Normandie
  • Oui... les vestiges sont bavards
  • Les bécanes se prélassent sur l'Eure
  • Bon allez, on rentre !
  • Halte à Guignonville chez Martine...
Une petite escapade à Ivry-la-Bataille derrière la panache blanc d'Henry IV
A Ivry-la-Bataille
Les vestiges ont l'Histoire à raconter
 
  Au retour des vacances, ça les a pris comme ça : septembre avance, il «reste» quelques jours de beau avant ventôse. Bernard a dit «il ne faut pas laisser filer l’occasion»… Il restait peu de temps, mais du beau, pour une chouette balade comme ils les aiment: vélo, resto, château… ou autre, mais là, c’est château. Ils sont ainsi au groupe promenade. Et hop ! Il a emmanché l’affaire.
Le 30 septembre, ça vous irait ? Discuter, informer, mailer, repérer, proposer, réserver, potasser, c’est effectivement une affaire rondement menée. Il s’agit de vélo, on peut dire «une affaire qui roule !»
C’est parti à l’heure dite : 9h… Orgerus, Richebourg, Gressey, Saint-Lubin… traversée du plateau de Bû, Abondant… on se laisse glisser par Le gué des grues, jusqu’au bord de l’Eure — une ballade superbe — on longe Marcilly, passe à Anet, arrive à Ivry-la-Bataille… Arrêt buffet !
Un chouette restaurant au bord de l’Eure : «Il mulino»… le moulin un «ristorante italiano» installé dans les locaux de feu «Le Moulin» célèbre deux étoiles… Un cadre splendide… Petit repas sympa. Toute la petite famille du groupe Promenade est là. Les femmes non cyclistes et les non-roulant du jour sont là : le groupe promenade est au complet à table. Ose-t-on dire qu’on a bien ri ? Qu’on a bien mangé ? Et… peu bu… ? Bin quand on fait du vélo, peu c’est déjà trop, selon la loi…
Les vélos, tirent leur flemme, à l’attache, sur la berge de l’Eure.
Donc Bernard a repéré. Juste derrière l’Arsenal (ancienne et minuscule remise des pompes à incendie), on grimpe à pied un raidard qu’on n’aurait

 
UN CALVADOS RABELAISIEN

Au 19e siècle, Edouard Lemaire crée «L’Abbaye de Thélème». Rien à voir avec la religion. C’est une distillerie et son enseigne est une fine allusion à Rabelais. Elle évoque l’école idéale où Gargantua reçoit son éducation avec, comme devise moderne et permissive : «Fais ce que tu voudras». Tout un programme.
Le Thélème est une liqueur de plantes. Dans cette «Abbaye», on dégustait le Curaçao, le Quinquina doré, mais aussi l’Huile de Vénus, le Bouquet de la mariée, et surtout la Crème de cocu. Appellations plus rabelaisiennes les unes que les autres.
Aujourd’hui, les descendants de cette joyeuse famille cultivent la tradition et s’adaptent aux marchés modernes. Les concours remportés et les médailles décernées attestent de la grande vivacité des Calvados élevés à Ivry-la-Bataille…
A voir : les caves troglodytiques des Calvados Morin…
Visites guidées. Tous les jours, sauf samedi, dimanche et jours fériés…

 
certainement pas attaqué à vélo (genre 30 %). Tout sur le grand braquet de ses jambes filiforme, Bernard joue les guides. Il a potassé l’animal… et nous fait un cours d’architecture carolingienne : les murs d’une épaisseur de trois mètres à la base sont construits en «arrête-de-poissons», caractéristique des constructions carolingiennes (justement). Il poursuit sur l’enterrement des ruines au fur et à mesure de la démolition pour récupérer les matériaux… puis, la basse-cour qui, comme son nom l’indique, n’est pas le poulailler, mais la partie du château ou vit le cerf (paysan) et le garde-manger sur pattes, bien utiles en cas de siège des ces chiens d’Anglais… puis… puis… Il a bossé son cours, on vous dit ! Merci Bernard.
  Les guerres de religions ne datent malheureusement pas d’hier. La célèbre bataille, qui opposa en 1590 l’armée royale d’Henry IV à l’armée ligueuse, renforcée par des troupes espagnoles, donna le nom d’Ivry-la-Bataille au bourg d’Ivry-la-Chaussée… Heureusement d’ailleurs, parce que nous ne saurions pas où «abriter» le ravito trois étoiles du Rallye des Clochers que nous installons chaque année à l’ombre de l’obélisque d’Ivry… comme quoi les guerres ont du bon (on higole !) Les ligueurs, pourtant en supériorité numérique, furent mis en déroute. C’est lors de ce glorieux combat que le roi au panache blanc prononça (dit-on) le célèbre mais certainement apocryphe «Mes compagnons, si vous courez aujourd'hui ma fortune, je cours aussi la
  vôtre (…) Gardez bien vos rangs, je vous prie ; si la chaleur du combat vous le fait quitter, pensez aussitôt au ralliement (…) ne perdez point de vue mon panache»(…) Conseil que la postérité a réduit à une forfanterie retentissante : «Ralliez-vous à mon panache blanc» De la com' !
La construction du château commence vers 960. Le donjon s’élève vers l’an 1000. C’est le tout premier château fort normand construit en pierre (jusqu’alors on les construisait en bois)…
Sa localisation en fit un enjeu stratégique crucial, durant la guerre de cent ans et la défense du Duché de Normandie : les couronnes de France et d’Angleterre se disputaient le lieu. Cette précieuse situation valut à la place d’être prise, perdue, reprise et… reprise ! A tel point qu’on finit par battre une monnaie dont le côté pile était anglais et le côté face français (et vice-versa)… Les affaires sont les affaires !
Après sa destruction, les vestiges deviennent carrière de pierres. Comblés de terre ils tombent peu à peu dans l'oubli. Dans les années 1960, seule une colline boisée où quelques pans de murs émergent, marque encore l'emplacement de la forteresse. En 1968 un groupe de courageux bénévoles entreprend son dégagement. Après vingt années de travaux herculéens, le sol d’origine est atteint. Le classement en monument historique intervient en 1990…
Bon… allez, on rentre chez nous. C’est qu’on n’est pas d’ici… Il va nous falloir monter aux Gâtines Rouges… Aïe, aïe !
Et voilà ! Même pas dur ! Ça s’est parfaitement passé.
Excellente journée et 72 km de routes sympas.
CLAUDIUS

 
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