• Un petit déjeuner copieux pour aller jusqu'au bout
  • La queue au contrôle rigoureux. La file d'attente s'allonge. 715 participants
  • Thierry, des mamours au petit oiseau. Pierre craint la pluie. Daniel s'apprète à passer le tapis du chrono
  • Pascal et ses deux potes, ça fait trois
  • En avant vers de nouvelles aventures
  • Première montée en lacets au barrage d’Allemont
  • Devant le lac de Grand'Maison
  • Ça monte tranquille
  • Barrage EDF de Grand'Maison
  • La vallée d’Olle, qui porte le nom du torrent qui la creuse
  • Barrage EDF de Grand'Maison
  • Barrage EDF de Grand'Maison
  • Col de la Croix de Fer 2067 m
  • Croix de fer : on y monte... Allez, on y croit !
  • C'est écrit dessus
  • Vue sur la chaîne de Belledone
  • On apprécie un peu de repos au sommet
  • Votre carto, M'sieur !
  • Au casse croûte !
  • Pour l'instant on rigole bien !
  • Les cols, ça creuse !
  • Croix de bois, croix de fer, j'y suis et c'est pas l'enfer
  • Défense de cracher sur le col
  • C'est le cul (stop) qui repose les pattes (stop)
  • Barguil sous la paille
  • On est petit avant d'être grand
  • Le fruit de la passion
  • Et si on changeait de monture. Domaine skiable de Verneys Valloire
  • BRA - pas de faux cols
  • Une Galibière bien entamée !
  • L'ardéchoise n'est pas si loin (dans les jambes)
  • Arrivée au col... Merci de m'avoir attendu, les copains !
  • Depuis Plan Lachat, la pente s'accentue nettement ! Et le vent ! Dur dur. Heureusement que c'est superbe
  • Pile entre Hautes-Alpes et Savoie
  • Juste au dessus du galibier (lol !) les petites fourmis cyclistes
  • La montée mythique (chute à l'arrière) et les marchands du temple
  • Col de Sarenne en Haut-Oisans
  • C'est Dimanche. Y en a tout ce que tu veux
  • Je vois la vie en bleu
  • En bleu, je vous le disais... on a roulé dans une carte postale
  • Bourg d'Oisans
  • Deux des vingt et un lacets de l'Alpe d'Huez
  • Au ravito de Bourg d'Oisans
  • Ça n'a pas l'air, comme ça, mais ça fatigue
  • Bin oui, chuis fatigué, et même crevé
  • Ça y est...  Gymnase de Vizille. Bravo les gars
  • Le diplôme, il n'est pas beau, mais c'est chouette quand même
  • Une belle tour de Babel. Vivement qu'on parle tous l'Espéranto
   
Brevet des Randonneurs de Alpes
(BAC super plus)
« Le BRA, ça vaut le détour…
un beau défi dans la vie d’un cyclo aguerri ! »

Ce week-end du 22 au 23 juillet 2017 on avait rendez-vous pour un nouveau raid de haut niveau.
Le Brevet de Randonneur des Alpes… 49e édition du BRA — véritable institution —
organisé par le club « Cyclotouristes Grenoblois ».
Un périple où quelques fêlés de l’UVO dont je fais partie
s’élancent vers la réalisation de leurs rêves d’ascensions,
gravissant, notamment, les sommets mythiques de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier
dans les massifs des Aiguilles d’Arves, des Écrins, de la Meije et de l’Oisans !
Première journée
 
 
 22 juillet 2017
 BAC Super plus • J1
(« plus » pour le col de Sarenne
 en option)

 Nous étions finalement six à braver ces sommets mythiques : Alain Lemaire, Daniel Alland, Pascal Boulez, Pierre Bothuan, Stéphane Le Lostec et Thierry Evanno (Stéphane Schweitzer, empêché par un événement familial). On se retrouve donc vers 6 h 30 à Vizille pour le départ. La veille, la météo pluvieuse a rafraîchi l’atmosphère orageuse des derniers jours, ça nous inquiète pour la journée — le risque de pluie est présent, prenons nos précautions — mais la température est finalement bonne au départ avec un 18 °C, confortable pour cette heure matinale ! Les formalités d’inscription sont accomplies au gymnase du parc du château (un beau domaine de 100 ha de forêts, prairies, étangs, etc.) Les organisateurs ont innové : une puce électronique qui nous est allouée pour l'enregistrement de passage aux principaux cols. La journée s’annonce difficile, alors il faut faire le plein, café, thé ou chocolat, céréales, pain, confiture, et surtout du miel pour éviter la fringale (n’est-ce pas Daniel ?). Nous nous installons sous un chapiteau pour un bon petit-déjeuner.

 7 h 30 •
 Au contrôle
 Il est temps d’y aller surtout que le contrôle des équipements — un par un — (gilet jaune et loupiotes pour les tunnels !) allonge la queue au départ.
 

Bra17petitdej

Ci-dessus. Un petit déjeuner copieux pour attaquer les « plats » du jour, pas très plats mais très (très !) copieux
Ci-dessous. Au contrôle, la file s'allonge • Daniel prêt à passer le top départ électronique


Bra17Depart
 
 Nous avons choisi l’option BAC (2 jours) contrairement à d’autres (option BRA, 1 jour) qui partiront le lendemain, de nuit (3 h 00). La première partie de cette ascension dans la vallée de la Romanche est un faux-plat de 25 km (440 m D+). Trois groupes se sont formés. Les premiers à partir : Thierry, Stéphane et Pierre (jusqu’au repas à Saint-Jean d’Arves). Ensuite Daniel et moi-même, formons un groupe qui roule à un rythme sénatorial (23 km/h de moyenne) jusqu’au barrage d’Allemont. Pascal souhaitant rouler comme prévu avec ses deux potes partira un peu plus tard. Malheureusement, nous ne les reverrons pas, leur hébergement étant situé à Valmeiner.

 8 h 35.
 Carrefour de l’Oisans
 Notre randonnée se poursuit par la très longue ascension de 32 km qui nous conduit par la vallée de l’Eau d’Olle, le lac de Grand’Maison vers le col du Glandon (alt. 1 924 m) que nous laisserons de côté cette fois, pour arriver au sommet du premier col : la Croix de Fer (alt. 2 067 m). C’est dire que nous avons eu le temps d’admirer le magnifique paysage. Il fait lourd — atmosphère humide, les lunettes s’embrument — quand nous passons le premier barrage de l’Eau d’Olle. Nous transpirons déjà beaucoup avant d’arriver au Rivier d’Allemont (6 km à 7,5 % de moyenne). La route s’élève d’un seul coup avec des passages à 12 %. On est tout le temps en prise. Heureusement, une petite pause au ravito d’Allemont et la descente qui suit nous permettent de respirer un peu. Oh ! Pas longtemps ! Un raidard de 700 m à 12 % de moyenne (mon GPS enregistre des passages à 17 %) nous fait mal aux cuisses pour atteindre le très beau lac de Grand’Maison (nous constatons qu’avec la sécheresse le niveau a sérieusement baissé cette année). Dur, dur ! Pourtant, 2 jours avant, ça nous semblait très roulant ce « petit » passage en regardant les pros du Tour de France à la télé !

 10 h 12.
 Petite pause de 5 minutes
 au lac de Grand’Maison
 J’attends Daniel. Il s’est accordé un petit rab de pause au ravito. Moi je m’octroie seulement un rafraîchissement de la voûte plantaire qui commence à chauffer ! Et j’en profite pour faire quelques photos. Nous poursuivons cette superbe vallée de l’Eau d’Olle (qui y prend sa source) et maintenant on a le plaisir et le temps d’admirer le splendide trident cristallin des Aiguilles d’Arves.
 

AllemodGrand

Ci-dessus à gauche. Première montée en lacets vers le barage d'Allemond
à droite et ci-dessous : Les « basses eaux » du lac de Grand'maison

Lac2017EDF
 
 10 h 55.
 Arrivée au col de la Croix de Fer
 (2 067 m)
 Cinq minutes de pause. Superbe paysage et satisfaction d’en avoir déjà grimpé un beau morceau. Le GPS indique un D+ de 2000 M. avant de plonger sur la vallée de la Maurienne.
 Quelques beaux lacets avec une descente rapide et technique avant la traversée de Saint-Sorlin-d’Arves. Puis nous rejoignons Saint-Jean-d’Arves pour la pause déjeuner.


 11 h 25.
 Déjeuner
 Au contrôle, nous sommes dans les 15 premiers du BRA. C’est vrai que nous n’avons pas vu beaucoup de cyclos jusqu’ici. Nous nous installons à table, à l’ombre d’un chapiteau. Eh oui… Le soleil est au rendez-vous. Tout va bien, avec un bon repas… Bientôt nos acolytes nous rejoignent. Bon appétit les gars.

 12 h 00.
 On repart à trois
 Pierre — qui n’a pas eu le temps de faire la sieste ! — fera sa digestion en escaladant le col du Mollard, (alt. 1 638 m, 6 km à 6,5 %), avec Daniel… À un rythme plus soutenu que le mien.

 12 h 42.
 Arrivée au col du Mollard
 Je les rejoins… Après les jolis villages d’Albiez-Montrond et Albiez-le-Jeune, trente-cinq lacets nous offrent une belle descente…

 Soit soixante-dix virages où il ne vaut mieux pas rencontrer trop de voitures ! Apparemment les motards ne la connaissent pas — celle-là ! — ça ne sera pas le cas plus tard, dans le Télégraphe…
 

DolleArves

Ci-dessus, à gauche. La combe d'Olle (du nom du torrent qui la creuse)
à droite, les trois aiguilles d'Arves dont La Tête de chat (doc. Maurienne Tourisme)
Ci-dessous. Majestueux paysage (vers la Croix de fer) • Souvenir sympa • Heureux d'avoir « croisé » la Croix de fer (2 067 m)


Troisimagesbra
 
 
 13 h 15.
 Villargondran

 Saint-Jean de Maurienne : 35 °C – Il fait bon. Rien de bien intéressant, c’est la vallée de la Maurienne 15 km le long de l’autoroute !

 13 h 50.
 Col du Télégraphe
 Le troisième gros morceau de la journée. À Saint Michel de Maurienne, on tourne à droite pour grimper le col du Télégraphe (alt. 1 566 m, 13 km à 6.2 % de moyenne, temp. 25 °C). La chaleur, les pieds qui chauffent, pas de ravito, je souffre.
 Je quémande de l’eau en bas du col à une dame qui venait d’arroser ses fleurs, mais cette dame de Saint-Michel de Maurienne nous dit « Non, je n’ai pas d’eau, ça coûte cher ». Belle mentalité, nous n’insistons pas. D’ailleurs 400 m plus loin une aire de chaînage équipée des toilettes et d’un robinet nous permet de refaire le plein. La montée s’annonce chaude et difficile. Ce sera le cas. Daniel, malgré la double dose de miel du matin, commence à voir les étoiles (d’Arves ?). Il se tapera une belle fringale avant d’arriver au col.

 15 h 07.
 en haut du Col du Télégraphe
 Pause 5 minutes. Photos et on repart. Et là, on se dit que c’est fini pour aujourd’hui. Il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers Valloire, alt. 1 450 m, coquette station-village aux 17 hameaux et clochers.
 Sauf que j’ai oublié mes lunettes au col du télégraphe, rassurez-vous je m’en suis aperçu rapidement (1,5 km de descente), donc retour au col où je les retrouve sans difficultés !
 Tout va bien, je récupère mes lunettes et ensuite nous enchaînons sur une belle descente de 6 km vers Valloire. Maintenant, il n’y a plus qu’à trouver le logement des Éclaireurs de France, mais ce n’est pas à Valloire même, c’est un peu plus loin au hameau des Verneys et ça remonte déjà sur la route du Galibier. Dur dur ce final.
 Les jambes commencent à durcir. En fait c’est un peu d’avance pour demain : 3 km de moins à 5 % dans le col du Galibier. Daniel recharge les batteries à la boulangerie du coin.
 

MontageRepasThPier

Ci-dessus. Ravito copieux • Table de pointage encore désœuvrée • On rigolera moins dans le Mollard
Ci-dessous. Interdit de cracher sur le Mollard • Télégraphe. Ahhh un peu de répis


MollardTelegraphe
 
 
 15 h 40.
 Arrivée à l’hébergement chez les
 Éclaireurs de France

 Cent vingt personnes y arriveront jusqu’en fin d’après-midi. Nous profitons d’un repos bien mérité. Je passe sur les détails après une bonne douche, massage des gambettes… Et, pour bien récupérer en vue du lendemain, nous étanchons notre soif autour d’une bonne bière locale «La Galibière» qui va toute seule à descendre. Plus sympa, elle, que son copain le Galibier, raide à grimper avec ses 16 km et 7 % de moyenne.
En résumé, ce fut une belle journée sans pluie : une météo très appréciable. On en a plein les pattes quand même.
 Pas étonnant : 132 km avec 3 600 m de D+, une pinte ne suffira pas à récupérer de ce magnifique parcours !
 

FauxColVeolien

Ci-dessus. Pas de faux cols au BRA • Dans les arbres, un vélo dopé à l'éolien
Ci-dessous. Plan Lachat : la pente s'accentue nettement et Eole nous attend au sommet. Mais quel paysage époustouflant!


plan-lachat
Deuxième journée
 
 
 23 juillet 2017.
 BAC Super plus. J2

 La journée s’annonce bien : 3 cols seulement : le Galibier (2 642 m), le Lautaret (2 057 m) et le col de Sarenne (1 999 m) sont à notre portée. Après on rentre ! Sauf que ça démarre mal ! Je retrouve mon vélo, à plat à l’avant ! Quelques minutes de perdues, mais rien de grave. Je répare et on peut partir.

 7 h 35
 L’ascension du Galibier

 Elle se fait en trois paliers : le premier (3 km) on l’a parcouru hier. Toujours ça de gagné ! Le deuxième : 7 km jusqu’au Plan Lachat (alt. 1 980 m), les 8 derniers km ne seront qu’une formalité au milieu des prairies en fleurs et en compagnie des marmottes. Oui, mais ça monte et plus on monte, plus on affronte un sacré vent de travers. L’avantage, c’est que c’est régulier surtout dans le troisième palier : toujours du 8,3 % de moyenne pour les huit km (9.5 % pour la dernière borne avant le sommet). Mais sans doute un des plus beaux cols à franchir !


 9 h 08
 Au sommet du col du Galibier

 Altitude : 2 642 m ! C’est la première fois que je monte si haut avec mon 2 roues… Nous sommes sur « le toit du monde cyclotouriste », il fait frais 11 °C car le vent est fier. La transpiration qui vous colle le maillot dans le dos, c’est limite. Pourtant on a le soleil avec nous.
 On se dit qu’on a de la chance : imaginez avec de la grêle, ça serait bien moins drôle (comme mes hôtes et amis, qui faisaient dans le même temps une petite balade à vélo du côté de Saint-Pierre de Chartreuse). Heureusement le casque, ça protège aussi des grêlons. Encore merci à Thierry (qui nous a rejoints) de m’avoir prêté son coup vent pour la descente (car impossible de fermer le mien, pour cause de fermeture éclair récalcitrante).

 

TroisGalibier

Ci-dessus. Ouf ! Sacrée montée... • Merci les copains... encore un petit sourire, pour rester objectif • Allez ! à la vôtre
Ci-dessous. Dompté, le col de Sarenne • Des lacets de l'Alpe • Panorama sur l'Oisans


SarenneHuezOisan

BraFinale

A gauche. Seconde et dernière crevaison de ce BRA (pour l'UVO)
à droite : quatre des six heureux récipiendaires de l'UVO • 100 % des engagés • Superbe BRA (super Bac +) 2017

 
 
 En haut, c’est un panorama à couper le souffle (pas le vent). La vue sur le Mont-Blanc (4 807 m), la barre des Écrins (4 102 m), la Meije (3 983 m).
 Un bon ravito en contrebas, un peu à l’abri du vent. Nous en profitons : nous avons franchi le Lautaret… Le col le plus facile que j’ai grimpé. Je l’ai franchi sans m’en apercevoir après la descente du Galibier. Trente kilomètres de descente sur un bitume parfait jusqu’au tunnel du Chambon (interdit aux cyclistes). Nous avons passé trois tunnels, et alors là, attention ! Prudence ! Parfois trop peu de visibilité, et la route dans un état douteux.
 Suite aux éboulements dans le tunnel du Chambon, une déviation a été mise en place de l’autre côté du lac, elle a nécessité des travaux colossaux. Un profil « montagnes russes » au bord du lac nous amène au dernier défi majeur qui nous est proposé (en option). L’ascension du col de Sarenne, (1 999 m) par son versant sud-est depuis le barrage du Chambon, avant une descente vers Bourg d’Oisans de vingt et un lacets.


 10 h 25.
 Au pied du col de Sarenne

 Treize km à 7 %, réputé par son irrégularité et son départ très pentu jusqu’à Mizoën (premier km à 10,8 % de moyenne) et plus haut des passages fréquents à 14-15 %. Le final aussi, est très dur (plus de 8 %) pendant trois km. De plus, il fait chaud, 29 °C en plein cagnard à 11 h 30.
 Là encore, un bon bain de pieds dans l’eau fraîche et tumultueuse des ruisseaux qui dévalent la pente me fera beaucoup de bien.

 11 h 45
 En haut du col de Sarenne

 Ouf ! Enfin un ravito bien mérité à l’arrivée au col de Sarenne finalement aussi dur que le Galibier car irrégulier (1 000 m de D+). Le plus dur est fait. Reste une petite montée de 500 m pour arriver en haut de l’Alpe d’Huez.
 Une halte à Sports 2 000 – ouvert le dimanche - Pierre devait acheter de nouvelles lunettes pour voir la vie en bleu azur, en remplacement des autres qui ont rendu l’âme !

 Et nous descendons en trombe les fameux vingt et un lacets de la descente de l’Alpe d’Huez. Impressionnant.
 La vue est magnifique et je profite de l’occasion pour faire quelques photos sur la vallée d’Oisans.

 En résumé, au cours de cette deuxième journée plus cool (seulement 3 cols inédits pour moi : le Galibier, le Lautaret et Sarenne), nous avons profité des superbes paysages de la vallée de la Haute Romanche (massif de la Meige Alt. 3983 m, juste au NO de la barre des Ecrins, Alt. 4103 m, les Deux Alpes, l’Alpe d’Huez...)
 Les conditions météo étaient top : soleil au rendez-vous, du vent mais pas trop ! Un vrai plaisir pour les cyclotouristes du BRA qui n'attendaient pas mieux pour relier Valloire à Vizille. 117 km et 2 280 m de D+ : contrat rempli !


Alain Lemaire 


 

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